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La boîte à outils de la Pleine conscience au travail
Chapitre III : En Pleine conscience de ses émotions

Fiche 07 : L'adhésion émotionnelle

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  • Publié le 1 déc. 2017
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La volonté de passer à l'action



En résumé

Ce que nous appelons adhésion émotionnelle est l'élan intérieur qui nous motive pour agir. C'est ce que nous ressentons comme une envie, un désir, et qui nous engage dans un projet, un objectif, ou dans la relation avec un collègue. Elle nous permet d'exercer notre volonté. Les bonnes résolutions qui n'aboutissent pas sont celles qui sont uniquement de l'ordre de l'idée ou du concept : décider une chose pour le lendemain et, le lendemain, décider autre chose, par exemple. Même avec la meilleure volonté du monde, il nous faut un minimum d'adhésion émotionnelle pour se mettre à agir.

Pourquoi l'utiliser ?

Objectif

La présence attentive à notre adhésion émotionnelle, plus ou moins intense, sur un projet ou une activité de plus ou moins long terme, nous permet d'agir en toute conscience. Nous avons alors une perception globale de notre engagement : intellectuelle (formalisation de l'action) et émotionnelle (adhésion).

Contexte

Cet outil s'utilise lorsque nous entamons une activité, lorsque nous prévoyons un nouveau projet, ou lorsque nous voyons que nous avons des difficultés avec une action à entreprendre.

Comment l'utiliser ?

Étapes

Par l'attention au moment présent, observons notre conduite, dans les cas où nous adhérons facilement et, dans ceux où nous avons du mal à adhérer :

1.Observons nos facteurs d'adhésion émotionnelle : l'adhésion émotionnelle est associée à l'envie. Sans nous poser de question, quand nous avons envie, nous adhérons, et l'envie est un registre émotionnel. Qu'est-ce qui favorise notre envie ? Qu'est-ce qui fait que nous travaillons sur un certain dossier, plutôt que sur un autre plus important ? Est-ce la facilité ? Cela fait-il écho en nous-même ? Quels sont nos propres facteurs d'adhésion émotionnelle ?

2.Observons nos freins à adhérer : par exemple, quand nous reportons à plus tard une tâche importante à faire, ou que nous trouvons d'autres activités plus intéressantes, ou encore, que la tâche en question est tellement volumineuse qu'elle va nous demander beaucoup d'énergie. Quand nous travaillons sur un dossier plutôt qu'un autre, nous manque-t-il des données sur le second qu'il faudrait demander à une personne que nous n'apprécions pas ? Cela fait-il écho en nous ? Quels sont nos propres freins ?

3.La clé pour adhérer émotionnellement : dans les deux cas précédents, nous observons qu'il y a des facteurs extérieurs à nous. La clé tient en quelques mots : nous adhérons émotionnellement quand nous trouvons la fibre intérieure qui nous permet de vivre le chemin pour arriver au résultat. À l'inverse, nous n'adhérons pas émotionnellement quand nous mettons l'objectif à l'extérieur, quand nous nous orientons vers le résultat externe, en nous oubliant nous-mêmes.

Méthodologie et conseils

Nous ne pouvons développer l'adhésion émotionnelle si nous " sortons de nous-mêmes ", si nous sommes uniquement versés vers le résultat extérieur. Pour " revenir chez soi ", il nous faut nous détendre et pratiquer l'attention au présent en permanence. La véritable volonté, est produite par cette adhésion émotionnelle qui va nous mobiliser dans la durée : nous y croyons, nous agissons, sans dépendre du résultat produit.

Avantages

  • L'adhésion émotionnelle permet l'engagement sur un projet, vers un objectif, ou avec un collègue. Elle favorise la convergence et la collaboration dans la durée.

Précautions à prendre

  • Attention à ne pas tomber dans l'enthousiasme débordant, expression d'une charge émotionnelle.

Sylvie Labouesse, Nathalie Van Laethem

Eloïse Cohen,<br/>rédactrice en chef Eloïse Cohen,
rédactrice en chef

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