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Méthodologie

La boîte à outils de l'Intelligence collective
Chapitre V : Faciliter les groupes

Fiche 07 : Le diagnostic collectif vivant

  • Retrouvez 16 fiches outils dans ce chapitre
  • Publié le 30 nov. 2017
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La boîte à outils de l'Intelligence collective

7 chapitres / 65 fiches

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Un autodiagnostic individuel et collectif instantané


En résumé

L'outil diagnostic collectif vivant permet de façon vivante et visuelle de se représenter ensemble l'idée que chacun se fait d'une situation, d'un mode de fonctionnement, de l'état d'un système sur une thématique à un moment donné. Il est fait par la communauté concernée en temps réel et raconte au collectif la façon dont il se voit.

Il permet alors de se figurer au sens propre les dominantes (une ou des dimensions pour lesquelles la majorité des participants votent) et les mineures par la répartition du groupe sur les différents items.


Pourquoi l'utiliser ?

Objectif

  • Répondre ensemble à des questions qui concernent le système considéré et en faire une analyse collective.
  • Prendre conscience individuellement et collectivement d'une situation.
  • Se forger une image en temps réel visualisée et vécue par tous au même moment.
  • Ancrer dans les esprits et les corps dans une ambiance ludique et spontanée une vision du système.

Contexte

Cet outil est pertinent en petit ou grand groupe où il est particulièrement spectaculaire et impactant lors du lancement d'un projet de changement et/ou lors d'un point d'étape. Il est recommandé dans des systèmes à dominante culturelle, technique et rationnelle pour sortir des discussions stériles et permettre une quantification et une objectivation de la subjectivité tout en évitant les questionnaires classiques et leurs pourcentages désincarnés. Il trouve bien sa place comme séquence d'un séminaire.

Comment l'utiliser ?

Étapes

  • Identifier clairement une question centrale en amont, par exemple, comment incarner davantage nos valeurs ? Ou quel axe du projet stratégique est-il aujourd'hui le plus porté ?
  • Afficher à leur tour dans la salle les quatre ou cinq valeurs de l'entreprise ou les axes et figurer au sol ou au mur une échelle de 0 (pas du tout) à 5 par exemple.
  • Demander aux participants de se déplacer ensemble vers la note qui décrit le mieux le niveau où ils se situent.
  • Une fois positionnés en colonne, leur demander de regarder la répartition dans la salle (une photo peut être prise) et prendre à la volée quelques commentaires.
  • Dans chaque colonne, proposer d'échanger par deux, trois ou quatre (selon la taille du groupe) sur les raisons de leur positionnement.
  • Donner la parole à deux à cinq personnes par colonne. Recommencer pour la valeur ou l'axe suivant jusqu'au bout.
  • Terminer l'ensemble de la séquence par un tour rapide : qu'est-ce qui nous a frappé ? Qu'avons-nous appris ? Que pouvons-nous faire de plus/de mieux ? De qui cela dépend-il ?

Méthodologie et conseils

La salle est préparée avec des repères clairs qui permettent un déplacement aisé et un positionnement lisible. Les consignes du facilitateur sont simples et précises. Le diagnostic porte sur quelques questions clés, au-delà les participants se lassent et se fatiguent (ne pas dépasser une heure).

Le diagnostic a plus de force s'il est animé par le leader qui donne les consignes et pose les questions à ses collaborateurs. Elles sont d'autant plus apprenantes qu'elles sont spécifiques et amènent des réponses concrètes.

Avantages

  • Il n'y a pas de bon positionnement. Chacun dispose de la vision d'ensemble et peut prolonger les échanges pour trouver ses pistes de solution.
  • Changer de place et se dire comment cela est possible montre les conditions d'un système en mouvement et dépendant de l'action de chacun et interaction.

Précaution à prendre

  • Le jugement sur les actions ou les raisons du positionnement est à éviter, toutefois le questionnement doit être suffisamment exigeant.

Béatrice Arnaud, Sylvie Caruso Cahn