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Chapitre III : Développer son intelligence émotionnelle

Fiche 11 : L'empathie (CNV)

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  • Publié le 28 nov. 2017
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Les trois degrés d'empathie



En résumé

L'empathie se définit comme la capacité à partager et même à éprouver, par voie d'identification partielle, les sentiments d'un autre. Il s'agit de se mettre dans les " baskets de l'autre " pour comprendre la situation de son point de vue, puis à lui proposer un miroir de son état émotionnel.

L'empathie est particulièrement aidante dans la mesure où elle facilite la reconnaissance et l'acceptation des émotions. En accompagnant l'autre dans les profondeurs de ses pensées et de ses émotions, nous lui montrons que nous la comprenons et qu'elle n'est pas coincée seule dans cette situation.


Pourquoi l'utiliser ?

Objectif

En exprimant l'émotion que ressent quelqu'un, vous l'aidez à reconnaître cette émotion et donc vous lui permettez de la gérer. Son soulagement viendra notamment d'une meilleure " connexion " avec vous. L'empathie est au coeur des approches développées par des psychothérapeutes de renom comme Carl Rogers ou Thomas Gordon.

Contexte

L'empathie est un outil à utiliser dès lors que l'on échange avec une personne que l'on voit être impactée émotionnellement par une situation.

Comment l'utiliser ?

Étapes

  • Cognitif. Il s'agit de " voir " en l'autre, c'est-à-dire de comprendre son fonctionnement, ses pensées. Pour y parvenir, vous pouvez vous identifier à l'autre un court instant pour essayer de vivre sa situation de l'intérieur.
  • Émotionnel. Vous devez chercher à entrer en " résonance émotionnelle " avec votre interlocuteur. Pour cela, vous devez procéder en deux temps :

    • D'abord, identifier l'émotion ou le sentiment que peut ressentir l'autre et le besoin sous-jacent : bien sûr c'est une hypothèse, vous n'avez pas de certitude.
    • Ensuite, vous " connecter " en vous avec quelque chose qui connaît l'émotion que la personne face à vous expérimente, pour faire " comme si " vous éprouviez la même chose.
  • Relationnel. Vous allez maintenant exprimer à l'autre le fruit de votre travail cognitif et émotionnel.

    • Au niveau 1, cela consiste à refléter et faire écho à ce que dit la personne. À minima utilisez la formule : " Je ne sais pas quoi te dire dans cette situation, mais je suis content que tu m'en aies parlé ".
    • Au niveau 2, la structure " émotion + besoin ", issue de l'approche de la communication non violente, offre à l'autre le miroir le plus complet.

    Méthodologie et conseils

    • L'empathie est un process : en fonction des informations que vous donne votre interlocuteur et de la justesse de l'émotion que vous verbaliserez, il pourra être nécessaire de " boucler ".
    • L'attitude de non-jugement de l'autre est probablement plus difficile, notamment lorsque la situation peut vous sembler triviale, mais conditionne la suite.
    • Au niveau 1 de l'expression de l'empathie, il vaut mieux éviter d'utiliser " je comprends ", qui peut revenir en boomerang : " Non ! Vous ne pouvez pas comprendre " !

    Avantages

    • L'empathie est un excellent outil pour éviter le conflit : en effet, en reconnaissant chez l'autre son émotion et son besoin, vous limitez les risques d'incompréhension et de confrontation stérile.
    • Les personnes qui démontrent une empathie cognitive sont capables d'exprimer les choses d'une manière qui impacte leur auditoire, qui les atteint émotionnellement.

    Précautions à prendre

    • L'empathie se distingue de la sympathie dans le sens où cette dernière consiste juste à envoyer quelques signes convenus d'affliction, sans chercher réellement ni à comprendre son interlocuteur ni à l'accompagner. La personne sympathique réagit de son propre point de vue en exprimant ses propres émotions : " Ouh là là ! Mon pauvre ! Je suis désolé ". La sympathie se repère dans le langage par l'expression " au moins tu... ", qui va minimiser les propos, les ressentis de l'interlocuteur.
  • Laurent Lagarde