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La méga boîte à outils du Manager leader
Chapitre VII : LEADERSHIP & INFLUENCE

Fiche 12 : Les qualités d'un bon accord

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  • Publié le 1 déc. 2017
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La méga boîte à outils du Manager leader

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ÉVALUER LE PROJET D'ACCORD À LA LUMIÈRE DES GAINS/APPORTS ET DES COÛTS

En résumé

Il est parfois difficile de savoir si l'on doit accepter un projet d'accord car cela touche plusieurs dimensions, parfois contradictoires ou difficiles à satisfaire simultanément. Explorer ces dimensions, si besoin en pondérant l'importance qu'elles ont à nos yeux, peut aider à se décider.

Pourquoi l'utiliser ?

Objectif

Saisir les avantages et inconvénients d'un projet d'accord en explorant le plus possible ses effets à différents niveaux, favorablement ou défavorablement.

Contexte

Un bon accord est avant tout un accord qui satisfait nos besoins ou ceux des personnes que l'on représente. Il est donc meilleur que ce que l'on pourrait avoir autrement (les pratiques usuelles et/ou ce qui reste à notre portée en dehors de ce conflit).

Mais il faut veiller à ce que cet accord soit durable, ne suscite pas de nouvelles rivalités le rendant instable, c'est-à-dire qu'il ne suscite pas d'autres conflits futurs. Il convient aussi que l'accord puisse à la fois être fiable/solide, mais puisse aussi s'adapter à un certain nombre d'aléas.

Comment l'utiliser ?

Étapes

  • Explorer chacune des dimensions et évaluer l'impact de l'accord.
  • Pondérer l'importance des dimensions les unes par rapport aux autres, en fonction de nos intérêts.
  • Décider en comparaison avec l'impact du refus de l'accord.

Méthodologie et conseils

La démarche implique autant que possible de bien avoir identifié ses IPBM (Intérêts, Préoccupations, Besoins et Motivations), de disposer de références comparables (critères objectifs), de savoir ce sur quoi on peut compter comme solution, en cas de persistance du désaccord.

Rappelons que les pistes de solutions à négocier peuvent être comparées à notre meilleure solution de rechange : c'est-à-dire ce que l'on peut faire ou avoir sans l'autre (décision judiciaire, plan B, ressource personnelle, etc.).

Cela permet, à l'instant où on se prépare d'avoir une idée plus précise du seuil en dessous duquel on n'est pas prêt à passer à l'accord car on a une meilleure alternative. Cela donne sécurité assurance car on sait mieux ce que l'on veut et ce que l'on ne veut pas. Ceci, même si des informations reçues en cours d'échange peuvent nous faire évoluer.

Avantage

  • Aide à ne pas surpondérer inconsciemment le désir de paix ou bien un aspect particulier sans avoir considéré les autres.

Précaution à prendre

  • Il n'est pas toujours facile de coter ou d'évaluer précisément les choses. En outre, certains aspects peuvent jouer le rôle d'attracteur ou de repoussoir (par exemple, la sympathie ou l'antipathie avec l'interlocuteur, les pressions de l'entourage, l'influence de lobbies, la conjoncture nationale ou internationale immédiate sans visée à long terme...). Il convient donc de bien mesurer les risques, tant de cet accord que d'un non-accord.

Pascale BÉLORGEY et Nathalie VAN LAETHEM