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Méthodologie

La boîte à outils de l'Organisation
Chapitre VIII : L'efficacité du manager face à son organisation

Fiche 05 : Distinguer les faits des opinions

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  • Publié le 11 déc. 2017
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La boîte à outils de l'Organisation

9 chapitres / 63 fiches

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Disposer d'arguments crédibles

En résumé

Les faits sont des choses concrètes qui viennent étayer des affirmations. Toute personne qui réalise un diagnostic d'une organisation ou fait des propositions de nouvelles solutions doit s'appuyer sur des faits, et non sur des opinions, pour crédibiliser ses propos face aux instances qui ont le pouvoir de décision. La recherche d'éléments factuels doit être un réflexe permanent quand on doit analyser une situation. Les faits s'appuient sur des éléments prouvés et indiscutables.

Pourquoi l'utiliser ?

Objectif

S'appuyer sur des éléments factuels est la seule façon pour ne pas être mis en difficulté quand on doit défendre l'analyse d'une organisation. à partir de cette analyse, on va construire des solutions qui vont permettre d'atteindre des objectifs qui nous sont donnés. Si on s'appuie sur quelque chose de faux, on a de grandes chances de construire des solutions inadaptées.

Contexte

Combien de décisions sont prises sur des impressions ou sur des opinions infondées ? Dans un groupe de travail, c'est parfois celui qui parle le plus fort qui impose sa vision des choses. Son sentiment peut être basé sur des choses réelles, mais peut aussi ne pas l'être. Pour éviter ce genre de dérive, il est bon d'obtenir des éléments concrets qui démontrent la véracité des propos avancés. C'est le rôle de l'animateur du groupe de travail.

Comment l'utiliser ?

Étapes

Il s'agit plus d'un état d'esprit que d'une méthode. Il s'agit de réflexes à avoir. Au départ, il faut bien voir la différence entre un fait et une opinion :

  • Un fait est :

    • prouvé, prouvable ;
    • vérifiable ;
    • chiffré, chiffrable ;
    • objectif.

    Il sera indiscutable !

  • Une opinion est :

    • non prouvée, non prouvable ;
    • non vérifiable ;
    • non chiffrable ;
    • subjective.

Elle sera discutable si elle est seule.

Néanmoins, on peut se forger une opinion sur des faits avérés. Quand on fait des entretiens avec des acteurs concernés par le déroulement d'un processus, il y a des réflexes à avoir pour ne pas se laisser entrainer par des opinions. Quand une personne décrit des activités, il faut lui demander des preuves. Pour bien faire, il est bon de suivre un processus sur la base d'un exemple de sa réalisation. Sur un processus de vente à des clients, on va s'appuyer sur des dossiers commerciaux concernant des clients. Ainsi, on parcourra toutes les étapes du processus en voyant tous les éléments factuels qui ont contribué à sa réalisation. Par exemple, on va avoir entre les mains les dossiers utilisés, les documents qui ont été remplis par l'acteur et qui vont corroborer ses dires. Ces éléments deviennent des preuves de la façon dont se déroule le processus. Si on ne fait pas cela, on risque de croire la personne sur sa bonne parole et de partir sur des éléments non prouvés et non prouvables par la suite.

Méthodologie et conseils

  • Pour obtenir des faits, il est bon de s'appuyer sur le QQOQCCP (Qui, Quoi, Où, Quand, Comment, Combien, Pourquoi) pour poser ses questions et amener l'interlocuteur à développer ses réponses.
  • Dès qu'une personne décrit des actions, on lui demandera de montrer un exemple sur lequel on s'appuiera pour sa démonstration. Si quelqu'un émet une opinion, on lui demande ce qui lui fait dire cela et à quels faits concrets il fait référence.

Avantages

  • Obtenir des arguments indiscutables.
  • Avoir des éléments pour étayer ses dires.

Précautions à prendre

  • Ne pas se laisser entraîner par quelqu'un que l'on connaît bien.
  • Rechercher des exemples concrets.

Benoît Pommeret

Eloïse Cohen,<br/>rédactrice en chef Eloïse Cohen,
rédactrice en chef

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