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La boîte à outils de L'intelligence émotionnelle
Chapitre II : Utiliser les émotions

Fiche 04 : La tristesse

  • Retrouvez 6 fiches outils dans ce chapitre
  • Publié le 1 déc. 2017
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La boîte à outils de L'intelligence émotionnelle

8 chapitres / 57 fiches

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Gérer sa tristesse



En résumé

La tristesse est liée à une perte (être cher, travail, etc.), un manque, une déception. Elle diminue le niveau d'énergie et engendre le besoin d'un repli sur soi. Elle s'accompagne souvent de larmes qui libèrent les tensions, et soulagent. Cette émotion constitue une étape importante du processus de deuil.

Pour dépasser cet état, il est important d'accepter, d'exprimer sa tristesse, de chercher du réconfort. Le soutien manifesté par les amis, collègues à travers une attitude d'écoute, de compassion, de réconfort constitue une aide importante pour relativiser et la dépasser.


Pourquoi l'utiliser ?

Objectif

  • Gérer la tristesse et la dépasser.
  • Obtenir du réconfort.

Contexte

Dans notre vie personnelle ou professionnelle, nous sommes souvent confrontés à des situations qui nous affectent avec plus ou moins d'intensité : départ d'un être cher, réorganisation, licenciement, absence de promotion, changement de poste, etc.

Comment l'utiliser ?

Étapes

  • Accepter l'émotion ressentie : il est normal d'être affecté par une situation vécue comme douloureuse.
  • L'exprimer, en parler à des personnes de confiance. La tristesse peut attirer attention et sympathie et renforcer les liens avec les personnes qui vous écoutent, vous réconfortent.
  • Agir. La tristesse permet de réfléchir, de mieux comprendre les situations et les personnes et d'identifier certaines erreurs. Le retrait et le repli sur soi accompagnent la tristesse. Cette attitude doit être temporaire, car sans activité, sans but, notre attention se focalise sur l'évocation de souvenirs tristes. Rechercher des événements ou activités sources de réconfort aident à sortir du repli.
  • Méthodologie et conseils

    La phase de repli et de retrait s'accompagne d'un sentiment de vide, la personne est " absente ", coupée de son environnement. Si cette phase dure, la personne peut devenir d'humeur triste, et ressasser des souvenirs douloureux qui vont alimenter et renforcer le ressenti de tristesse.

    Exprimer sa tristesse libère et aide à la distanciation.

    La colère peut être un moyen de gérer sa tristesse, de l'extérioriser.

    Notre capacité à surmonter ou non la perte, le manque dépend de plusieurs facteurs :

    • notre sensibilité personnelle, notre personnalité ;
    • l'intensité et la durée de la relation avec la personne concernée ;
    • les circonstances liées à la perte, par exemple, l'annonce inattendue du départ d'un manager très apprécié, d'une réorganisation que rien ne laissait présager ;
    • la complexité des émotions ressenties (la tristesse est souvent mêlée à d'autres émotions : colère, peur) ;
    • le soutien dont on peut bénéficier.

    Avantages

    • La tristesse nous renseigne sur un manque. Elle amène à se centrer sur soi et sur les conséquences liées à l'événement, à les dépasser. Elle rend prudent : comme pour la douleur, quand on s'est fait mal, on tend à éviter de reproduire le comportement qui en est responsable.
    • Elle protège pendant un temps de l'agressivité des personnes.
    • Elle attire l'attention, la sympathie, l'empathie des personnes proches et permet de développer son empathie pour la tristesse d'autres personnes.

    Précautions à prendre

    • Éviter de refouler sa tristesse, en voulant faire bonne figure.
    • Choisir le moment et la personne de confiance à qui se confier.
    • En entreprise, dans certaines cultures où la compétition, le dépassement de soi sont très valorisés, le fait d'exprimer sa tristesse en présence de collègues peut être perçu comme un signe de faiblesse. Ceci est particulièrement vrai pour les hommes qui doivent paraître plus stables émotionnellement que les femmes (" un homme, ça ne pleure pas ").

    Martine-Éva Launet, Céline Peres-Court

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