Les conséquences économiques de la crise du Covid-19

Publié par Hugo Reau le - mis à jour à
Les conséquences économiques de la crise du Covid-19

Dans le cadre de la crise sanitaire actuelle, l'IAB et le CPA ont réalisé un sondage auprès de leurs adhérents afin de comprendre quelles sont les principales préoccupations de l'industrie du digital et les conséquences économiques que la pandémie aura sur ce secteur.

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À l'instar de nombreux pays dans le monde qui ont adopté des mesures de confinement pour lutter contre la propagation du Covid-19, l'économie française est gravement touchée par la pandémie. Le gouvernement prend donc des mesures pour soutenir économiquement plusieurs secteurs qui traversent des moments difficiles et nécessitent de l'aide pour pouvoir reprendre leur activité. Mais le domaine du digital ne fait pas exception et ne doit pas être exempté de cette aide financière.

L'Interactive Advertising Bureau (IBA) et le Collectif Pour les Acteurs du Marketing Digital (CPA) ont donc réalisé un sondage auprès de plus de 100 dirigeants d'entreprises, représentatives des acteurs du marketing et de la publicité digitale en France, entre le 7 et le 27 avril 2020. L'objectif est de comprendre quels sont les principales préoccupations du secteur numérique et l'impact que la pandémie a sur ce domaine.

Impact sur le chiffre d'affaires

Pour l'IAB, la perte du chiffre d'affaires enregistrée est comprise entre -20 et -40 % en mars et entre -40 et -60 % en avril, soit une baisse évaluée à -37 % sur le second trimestre et à -21 % sur l'année. Pour la CPA, la perte de chiffre d'affaires estimée durant la période de confinement sera de plus de 30 % et la baisse d'activité est évaluée à plus de 50 %.

Mesures gouvernementales

Quatre mesures fortes ont été prises durant cette crise sanitaire. Tout d'abord, 100 % des adhérents de l'IAB et du CPA ont été mis en télétravail dès que le confinement a été annoncé. Ensuite, le dispositif de chômage partiel auquel entre 55 et 60 % des membres de l'IAB et du CPA ont eu recours. Si on considère ceux qui projettent d'y avoir recours, le taux arrive à 76 % pour l'IAB et 70 % pour le CPA. Troisièmement, le report du paiement des échéances sociales et fiscales a déjà été effectué par 50 % des personnes concernées. Et enfin, 39 % des adhérents du CPA ont effectué une demande de PGE (Prêt Garanti par l'État). Pour l'IAB, cette demande a été réalisée par 21 % de ses membres et la moitié envisage de le faire.

Craintes du secteur et solutions envisagées

Pour l'IAB, parmi les projets en cours, 57 % des membres ont poursuivi les projets jugés prioritaires malgré d'importantes craintes sur la diminution de la demande et du chiffre d'affaires selon 86 % des répondants. Les autres craintes majeures pour la suite de l'activité dans les six mois à venir ont des implications RH et R & D avec la baisse d'implication et de motivation des équipes internes pour 43 % d'entre eux, l'arrêt ou le fort ralentissement des projets de développement pour 33 % et la capacité à maintenir les effectifs pour 31 %. Le plan de réintégration des effectifs au sein des entreprises est encore à l'étude pour la moitié des membres et en attente pour un tiers des membres. Pour 70 % des répondants, le retour à la normale de l'activité après la date de déconfinement progressif du 11 mai est attendu dans 6 à 9 mois, soit entre novembre 2020 au plus tôt et la fin du 1er trimestre 2021. Pour le CPA, 87 % des répondants pensent que l'activité ne se relancera pas à la fin progressive du confinement annoncé par le gouvernement en mai et pour 65 % d'entre eux, la reprise est plutôt attendue après la rentrée septembre.

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Eloïse Cohen,<br/>rédactrice en chef Eloïse Cohen,
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