EN CONFINEMENT AVEC… YAN CLAEYSSEN - EPSILON

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Aujourd’hui Yan Claeyssen, vice-président exécutif d’Epsilon, qui nous partage son quotidien en détails, sa vision du déconfinement et notamment du point de vue data, et les nombreux aspects positifs qu’il a noté durant cette période…

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Peux-tu te présenter en quelques mots ?

Je dirige avec Laure Debos et Sylvain Bellier EPSILON France, l’entité data de Publicis Groupe en France. Passionné par le marketing, le digital et la data, je préside également la délégation Customer Marketing de l’AACC et je suis Co-fondateur et Vice-Président du Turing Club qui rassemble une cinquantaine d’agences et de cabinets spécialisés dans le datamarketing.

 

Quel est ton quotidien de télétravailleur ?

Le télétravail dans une période comme celle-ci a des avantages et des inconvénients. Le tunnel de visioconférences qui se succèdent peut très vite être harassant… Il est important de rythmer sa journée et d’alterner call, visio, production (de mon côté essentiellement des relectures et de la rédaction) et pause.

Je commence vers 7h30 par 10 mn de méditation puis 10 mn de gym. Le petit déjeuner avec les dernières nouvelles sur France Info TV puis un call quotidien avec Laure et Sylvain qui co-président EPSILON France avec moi. Dès 9h se succèdent les visios, la production et les calls. J’essaie d’avoir 2 à 3 pauses de 15 mn quand c’est possible.

2 à 3 fois par semaine, nous terminons par une réunion en visio avec l’ensemble de notre Comité Opérationnel entre 18 et 19 h. Je passe ensuite un peu de temps avec ma famille pour l’apéritif et le dîner que je cuisine souvent moi-même. Je me couche après un peu de lecture et/ou une série sur Netflix.

 

Comment vois-tu l’après confinement ?

Je pense que le déconfinement sera long. Avant l’arrivée d’un vaccin, nous devrons tous apprendre à vivre avec ce virus. Du coup, l’après confinement s’annonce particulièrement compliqué, et c’est un euphémisme, aussi bien d’un point de vue sanitaire que sociétal et économique.  Les marques devront s’adapter à ce nouveau contexte en accompagnant les consommateurs dans ce monde bouleversé et en convalescence. Concrètement, les marques devront en même temps se repositionner pour être en phase avec les nouvelles attentes des consommateurs suite à l’épidémie tout en mettant en place des dispositifs marketing efficaces pour générer du business.

Le premier point va nécessiter dans un premier temps une écoute renforcée des consommateurs et des tendances du marché puis une réflexion de fond sur leur mission et le sens de leur communication. Beaucoup d’encre a déjà coulé sur cette tendance mais elle sera impactante pour tous les annonceurs.

Si le second point génère moins de tribunes et de littérature, il est néanmoins structurant pour la survie des marques et surtout la sauvegarde de l’emploi. La crise économique qui arrive sera violente et le risque de voir disparaître certaines entreprises est considérable. Le marketing et la communication auront un rôle fondamental dans la sauvegarde de ces entreprises et des salariés qui les composent. Le datamarketing est un atout essentiel pour les marques. Il permet en effet d’avoir une meilleure vision de son marché et de ses cibles. Il permet de conserver le lien avec ses meilleurs clients (CRM et data first party) et de piloter son business de manière agile et efficace.

C’est en alliant ces deux leviers que nous arriverons à dépasser la crise.

 

Quels seront les effets positifs de la situation ?

L’épidémie et la crise économique qui en découle va profondément bouleverser le monde d’après. Nous pouvons néanmoins penser que cette crise aura en effet quelques conséquences positives sur nos métiers :

  • Le télétravail ne sera plus une exception. Il ne sera plus regardé avec méfiance par certains employeurs. Au contraire, il deviendra une nouvelle norme à côté du travail en présentiel.
  • La transformation digitale a connu une accélération incroyable avec la crise. Cela se prolongera dans le monde d’après avec une meilleure intégration du digital – et de la data – dans l’ensemble des organisations.
  • Certaines valeurs vont remonter sur le devant de la scène : la bienveillance, l’écoute, le respect de l’autre et la proximité vont devenir des valeurs structurantes à côté du développement durable, de l’innovation et de l’utilité.
  • L’agilité a aussi été de mise durant cette période. Les entreprises ont appris à faire plus avec moins (d’argent, de ressources, de déplacements professionnels, etc.), à se débrouiller, à être plus pragmatiques et plus directes. Ces leçons vont être retenues et il y a fort à parier que certains réflexes de ce type resteront.
  • Comme évoqué plus haut, le discours publicitaire devra être en phase avec les nouvelles tendances sociétales. Les messages publicitaires devront apporter du sens à l’acte d’achat et de consommer. Le produit ou le service vendu devra apporter des preuves de son utilité réelle et parfois de son origine, des conditions de production et de distribution, etc.

 

La carte divertissement 

Un livre : Le roman « Les Furtifs » d’Alain DAMASIO. Le meilleur roman paru en 2019

Un film/série : CONTAGION de Steven Soderbergh. Déjà vu 4 ou 5 fois. Terriblement prémonitoire.

Une chanson : Church de COLDPLAY. Leur dernier album est vraiment top !

 

 

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