EN CONFINEMENT AVEC… BRUNO RICARD – 366

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Aujourd’hui Bruno Ricard, directeur général adjoint de 366, qui nous raconte son quotidien et son hashtag #faistoibeaupourlavisio et sa vision de l’après confinement avec le retour au « local »…

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Peux-tu te présenter en quelques mots ?

Je suis Directeur Général Adjoint de 366, la régie nationale de toute la Presse Quotidienne Régionale française, en charge du marketing, de la communication et des études.

Comment vas-tu en cette période « spéciale » ?

La société est affectée, comme tout le marché publicitaire, par la crise actuelle. Nous avons vu les annonceurs annuler ou reporter massivement leurs campagnes, et c’est logique. Il est nécessaire quand on communique de tenir compte de son environnement. Passé cette période de 8-10 jours de rétractation très forte du marché publicitaire, nous sommes passés dans une communication de gestion de la crise, où les annonceurs ont beaucoup à dire et à gagner, en montrant concrètement comment ils contribuent eux aussi à la cohésion nationale.

Pour nous, passé le vent des campagnes disparues, il faut reconstruire des offres et du conseil pour accompagner au mieux les annonceurs dans une période compliquée pour nos éditeurs, mais la PQR a beaucoup d’atout à faire valoir dans cette période !

Quel est ton quotidien de télétravailleur ?

J’ai trouvé important au démarrage du confinement d’envoyer des signes aux équipes. Des signes positifs, souriants mais surtout en montrant que nous restions liés même si c’était chacun chez soi. J’ai incité tout le monde à garder le souci de la relation à l’autre avec un petit challenge sans prétention #faistoibeaupourlavisio qui consistait à ne pas se laisser aller et rester « sur le pied de guerre » en restant « sur son 31 ».  Je savais que le phénomène de manque du bureau qu’on voit aujourd’hui dans les études n’allait pas tarder à apparaitre. Télétravailler ce n’est pas fun et cool. C’est difficile, c’est exigeant. Un des bonheurs de l’entreprise c’est la relation avec un groupe, avec des gens, donc il faut essayer de garder ça, même confinés.

Comment vois-tu l’après confinement ?

L’après-confinement ne sera certainement pas la ruée vers la consommation. Comme des astronautes qui doivent réapprendre à marcher en rentrant sur terre, nous allons réapprendre à consommer, très certainement progressivement, avec plus de modération et de calme. Certains secteurs seront probablement durement affectés. Je pense notamment au voyage. L’été qui arrive sera certainement un été familial et amical, un été de retrouvailles, où la convivialité tiendra une grande part. Et il y avait des tendances qui préexistaient à cette crise, que nous avons mises en évidence dans le cinquième opus de « Françaises, Français, etc » sorti début mars : le retour au local, au small, la radicalité, le besoin de sens, la pression sur les entreprises, rien de tout ça ne va disparaître, bien au contraire : tout va se renforcer.

Poke un CMO dont tu souhaites lire le témoignage.

Xavier ROYAUX, Senior VP CMO McDonald’s. J’aimerais savoir comment McDonald’s agit pendant cette crise, en tant que marque employeur comme en tant qu’annonceur.

 

La carte divertissement 

Un livre : « Baudolino » de Umberto Eco. Tant qu’à lire confiné, partons pour le XII° siècle à la recherche du royaume du Prêtre Jean, guidés par de délicieux mensonges et des fables épiques.

Une série : « Seinfeld ». 180 épisodes, ça devrait suffire pour aller jusqu’au déconfinement !

Une chanson : « Toulouse ». Pour le sud et la chaleur qui me manquent, mais même hors confinement, c’est la plus belle chanson du répertoire Français.

 

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