Ruinart dévoile son nouveau coffret

Publié par Eloïse COHEN le - mis à jour à
Ruinart dévoile son nouveau coffret

Le 11 février 2020, sur le salon Vinexpo, Ruinart dévoile son nouveau packaging secondaire, conçu en pulpe de cellulose certifié qui, moulée, s'adapte à la forme de ses bouteilles. Objectif ? Réduire son impact environnemental.

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Un coffret de champagne multilatéraux est-il acceptable au niveau écologique ? La réponse est non pour la Maison Ruinart qui dévoile, le 11 février 2020, un nouveau packaging pour le moins disruptif. Exit la traditionnelle boîte rigide. Place à un moulage de pulpe de cellulose, certifiée FSC, qui épouse littéralement les bouteilles de Blanc de blanc, de Rosé, de Brut sans année et de Brut millésimé. Conséquence : un emballage secondaire 9 fois plus léger, dont le toucher reproduit les crayères. Sans plastique, il se ferme à la manière d'un bouton-pression par un subtil jeu d'emboîtement de papier. Et comble du raffinement, les bords sont coupés au jet d'eau pour plus de finesse et un R gravé dans le moule rappelle les insignes de la maison. Opaque, cette "seconde peau", qui tient jusqu'à 3 heures dans un seau à glace, protège le champagne jusqu'à sa dégustation.

Pas de dépôt de brevet

Pour parvenir à ce résultat, le fabricant italien Pusterla 1880 s'est associé au papetier britannique James Cropper, dont l'usine se situe dans le parc naturel de Lake District. Et pour prouver la propreté de ses procédés, l'industriel met en avant que 91% de l'eau utilisée est rejetée directement dans la rivière, les 9 % restant étant, à parts égales, conservés dans le papier et évaporés.

Il aura fallu la conviction de Frédéric Dufour, le président de cette maison, créée en 1929, ainsi que deux ans et demi de développement. Lancé officiellement sur le salon Vivatech, qui se tient du 11 au 13 juin et dont LVMH est un puissant partenaire, le coffret sera déployé à partir d'octobre en Europe de l'Ouest. Détail intéressant : si Ruinart a l'exclusivité du développement avec son fournisseur, il n'a pas déposé de brevet. Preuve que la filiale de LVMH espère bien qu'on lui emboîte le pas.

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Reporter en presse quotidienne, j'ai découvert, après quelques années au Canada, l'industrie française par le prisme du luxe et de la beauté. Rédactrice [...]...

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Eloïse Cohen,<br/>rédactrice en chef Eloïse Cohen,
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