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Business Objects rachetée par SAP

Publié par Sam AZZEMOU le

L'éditeur allemand va racheter le spécialiste du reporting pour un montant de 4,8 milliards d'euros.

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La rumeur persistait depuis trois semaines : un article paru dans l'édition du 16 septembre dernier du Figaro laissait entendre que les deux entreprises étaient en pourparlers pour une fusion. Démentie tout d'abord, cette acquisition a été confirmée le 7 octobre dernier par un communiqué de presse commun : SAP lance une offre publique d'achat amicale sur Business Objects. Le montant de la transaction sera légèrement supérieur à 4,8 milliards d'euros (42 euros par action), soit la plus grosse opération de croissance externe de l'éditeur allemand. Soumise à l'accord des autorités boursières, l'OPA ne devrait être achevée qu'en début d'année prochaine.
Surprenante pour un SAP plus coutumier des rachats de moindre envergure (Outlooksoft et Pilot Software, par exemple), cette fusion est certainement un passage obligé pour le groupe allemand s'il souhaite rester compétitif vis-à-vis d'Oracle, très actif dans l'actuelle consolidation du marché des progiciels. À cette occasion, le groupe allemand a choisi de mettre la main à la poche mais le jeu en vaut la chandelle : gestion de la qualité des données (grâce Fuzzy Informatik et FirstLogic), gestion des performances (grâce à Cartesis), data mining et business intelligence, l'éditeur français couvre l'ensemble des domaines actuellement en pleine croissance. Crystal Reports est reconnu comme l'un des outils phares du reporting ; la plateforme BusinessObejcts XI a reçu un accueil très favorable. Business Objects est donc un groupe complémentaire à un SAP très orienté solutions opérationnelles (ERP, logistique, CRM, gestion fournisseur, gestion de produits) où la business intelligence n'est pas une activité dominante.
Le rachat de Business Objects est un grand bouleversement pour le groupe allemand. Sa nouvelle filiale compte 44 000 clients dans le monde, aussi bien des utilisateurs de produits SAP que concurrents. Pour rassurer cette communauté, le repreneur a choisi de laisser à Business Objects son indépendance opérationnelle, même s'il est d'ores et déjà prévu de faire jouer les synergies de groupe, aussi bien technologiques que commerciales. Les premières retombées positives sur les résultats de SAP sont attendues pour son exercice 2009. D'ici là, cet événement majeur permet à SAP de se relancer vis-à-vis de son principal concurrent, mais devrait également être le point de départ de très prochaines acquisitions, notamment d'IBM, Microsoft ou encore Oracle.

 
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