E-marketing.fr Le site des professionnels du marketing

Recherche
Magazine Marketing
En ce moment En ce moment

Réseaux Sociaux : Intox ou pas, vous n'allez plus avoir le choix

Publié par le

Et si le ROI d'une stratégie Social Media était simplement que votre marque existe encore dans 5 ou 10 ans? Même si les différents réseaux sociaux se livrent à une guerre de communication pour attirer les recettes publicitaires, avec les futures générations vous n'aurez plus le choix d'y aller.

  • Imprimer

Les chiffres des réseaux sociaux: info ou intox?

Les différents réseaux sociaux: Facebook, Twitter, Foursquare… sont entrés dans le jeu de la surenchère du nombre de membres. S'il est certain que Facebook domine ce marché, Il est peu probable que le nombre de 500 millions de membres soit exact. Un exemple, la région de Madrid compte une population d'environ 6.5 millions personnes. Facebook annonce y avoir plus de 7 millions de "membres". Autre exemple, en Ile-de-France: 9.9 Millions de "membres" Facebook pour 11.7 Millions d'habitants (soit 85% de connectés: sans compter enfants, 3° âge, bébés, non connectés à Internet…).

Question de terminologie…
En fait ce ne sont pas des "membres" mais des comptes. Rien n'empêche qui que ce soit d'avoir plusieurs comptes. Certaines sociétés ont par exemple des comptes corporate, par marques, par activité (communication, environnement, mécénat…).

Ou question de business?
Les Réseaux Sociaux, n'ont-ils pas intérêt à être opaques sur leurs chiffres?
Ils vivent de la publicité. La facturation de la publicité est liée à l'audience. Si Google détient en France plus de 90% de la recherche et des budgets qui vont avec, les autres sites vivant de la publicité ont tout intérêt à gonfler le nombre de membres pour augmenter leur CA. D'ailleurs, Bing (concurrent Microsoft de Facebook) et Facebook ont annoncé un partenariat en début d'année. Et c'est Facebook qui gère les bannières publicitaires.
Les réseaux sociaux étant juge et partie et l'évolution de leur CA étant liée à la facturation publicitaire… la question mérite d'être posée

J'y vais / j'y vais pas?
Beaucoup se posent la question aujourd'hui encore. Y aller ou pas? Comment? Pour quoi faire? Avec quel retour? Avec qui?
Même si les chiffres réels sont quelque peu exagérés, ils restent impressionnants. Même si ce ne sont que des "comptes" et non des "membres", il est désormais clair que Facebook est le site le plus fréquenté au Monde et que Twitter est l'un de ceux à connaître la plus forte croissance.

Pourquoi vous n'aurez plus le choix:
La ménagère de moins de 50 ans ou "responsable des achats domestiques" va changer. Aujourd'hui, c'est encore la génération X, qui reste peu connectée, regarde les pubs à la télé et lit encore des magazines papier.

Vos futurs consommateurs, encore lycéens ou étudiants aujourd'hui, ne seront pas les mêmes. Leur fonctionnement est différent :
- Ils regardent deux fois moins la télévision et le font avec un autre écran (pc, téléphone…) sur les genoux et profitent de la pub pour envoyer leurs mails ou mettre à jour leurs profils Facebook.
- Ils utilisent massivement la vod (m6replay, canal plus à la demande…). M-replay par exemple a plus de 2 millions de visiteurs uniques par mois. Particularité du service: une pub au début (le sponsor) et c'est tout.
- Ils détournent le "time shifting" (contrôle du direct). Service proposé sur les box pour éviter de perdre le début du programme, il devient un moyen de zapper les pubs en regardant en léger différé pour accélérer sur les coupures pub et récupérer la fin du programme en direct.
- Les magazines papier ne sont pas dans leurs habitudes de consommation (et c'est encore pire pour les quotidiens). Ils préfèrent lire la presse sur le Net.
- Même sur Internet, Firefox propose des plug-ins pour retirer les publicités des écrans. Et la dernière version de Safari propose un bouton "Lecteur" dans la barre de navigation qui aussitôt redimentionne la page sans aucune pub.

Si vous n'êtes pas présents là où sont vos consommateurs, peu de chances de se retrouver dans leurs caddies.

Cyril Bladier. Directeur Associé, Business-on-Line

NEWSLETTER | Abonnez-vous pour recevoir nos meilleurs articles