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Quel avenir pour l'écrit ?

Publié par Bernard Petitjean le

Dans une société où l'image et le son sont omniprésents, l'écrit a-t-il encore un avenir, que ce soit sur papier ou sur écran ?

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Au lancement du Kindle par Amazon, Steve Jobs estimait que non et parlait même de « concept stupide », 40 % des Américains lisant moins d'un livre par an. Pourtant, c'est le même homme qui courtise aujourd'hui les éditeurs, considérant désormais que les livres et l'information écrite peuvent être des moteurs pour son I.Pad. Peut-être a-t-il lu le rapport « How much informations 2009 ? » de l'Université de Californie selon lequel le volume de lecture consommé par les américains a triplé en 30 ans…

En France, les données disponibles sont tout aussi difficiles à analyser. Les lecteurs de livres représentent toujours 69 % de la population française (TNS/La Croix 2009) mais la quantité de lecture est en baisse, avec 35 % des Français qui lisent plus de 5 livres par an contre 42 % en 1981. Du côté de la presse, la lecture des quotidiens est en régression mais celle des magazines progresse. Enfin, côté numérique, les 2,5 millions de blogs français actifs, les milliers de SMS écrits et lus chaque seconde et la montée de la consommation d'information en ligne indiquent que l'écrit conserve des atouts.

Ces données et analyses ne sont pas aussi contradictoires qu'il y paraît si l'on prend en compte le fait que la lecture est désormais un moyen d'information et de distraction parmi beaucoup d'autres et s'inscrit dans un contexte caractérisé par le zapping et l'arbitrage permanent en termes de « budget temps », d'utilité et de plaisir. Parce qu'il est vain d'espérer que la lecture puisse concurrencer tous les moyens de s'informer et de se distraire, les professionnels de l'écrit doivent donc concentrer leurs efforts sur ce qui fait sa force :

- D'une part, l'information enrichie produite par des experts et garantie par des marques médias engagées, ce que résume Bernard Poulet (« La fin des journaux », Gallimard 2009) par la formule « le gratuit d'un côté et l'information de plus en plus payante de l'autre ».

- D'autre part, la capacité à créer et à faire vivre de l'imaginaire, qui explique que plusieurs millions d'adolescents français nourris au web et à la gratuité aient acheté des ouvrages plus que copieux tels que Harry Potter ou Twilight.

<p>Apr&egrave;s avoir exerc&eacute; des responsabilit&eacute;s de r&eacute;dacteur en chef, directeur du marketing et &eacute;diteur [...]...

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