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Pilier du management, la collaboration se met en pratique à travers les métiers

Publié par Arnaud Rayrole le - mis à jour à

Historiquement, la collaboration était perçue comme une méthodologie de travail permettant de gagner en efficacité et dont la progression relevait principalement de l’outil informatique. La Direction des Systèmes d’Information était naturellement en charge d’équiper l’entreprise au mieux dans ce sens.

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Les enseignements des dernières années montrent qu’il s’agit avant tout d’une question culturelle plus que d’une question d’outil informatique. Les pratiques communes construisent ainsi le ciment collaboratif de l’entreprise. La prise de conscience des enjeux de la transformation numérique conduit l’entreprise à définir la « collaboration » comme un enjeu prioritaire. L’évolution de l’offre vers le Cloud simplifie l’acquisition technologique. Les Métiers sont désormais en mesure de s’équiper sur des budgets de fonctionnement pour porter leurs initiatives.

L’évolution du contexte conduit aujourd’hui les métiers à intégrer la collaboration au sein de leurs activités et à travailler sur trois priorités opérationnelles.

Des référentiels d’information, dans les organisations, difficiles à maintenir à jour

Aujourd’hui Linkedin ou Viadeo offrent des informations plus complètes sur les compétences des individus que les données que les organisations détiennent elles-mêmes. On se rend compte que les annuaires ne sont pas à jour ou insuffisamment renseignés pour permettre d’identifier les personnes sur des sujets qui sortent de leur fonction évidente. Les applications de gestion des compétences internes (GPEC) sont non seulement incomplètes, mais s’appuient sur une évaluation traditionnelle et donc partielle. Aujourd’hui, dans notre économie des savoirs, les domaines de connaissance s’élargissent sans cesse et il y a une incapacité de suivre le rythme. Les référentiels Qualité ou les bases de connaissances gérées par des équipes centralisées perdent en pertinence pour les mêmes raisons.  

C’est ici qu’interviennent, les modes d’organisation collaboratifs valorisant les échanges et les acteurs autour des référentiels permettant de palier les limites précédemment identifiées.

Le partage d’expérience et la montée en compétence des équipes

Chaque métier est concerné par le Digital et doit s’adapter. Il s’agit pour les entités de gérer elles-mêmes la mutation plutôt que de subir une évolution inévitable qui pourrait créer des tensions dans l’avenir. La plupart des domaines de compétences comme les méthodes de communication, les stratégies marketing, les pratiques et canaux de ventes, le sourcing de fournisseurs, la logistique, les méthodes d’innovation, le management sont fortement impactés et doivent évoluer.

Cependant les dispositifs de formation et de gestion des compétences ne sont pas adaptés pour extraire et diffuser des savoirs émergents en constante évolution, à l’image de l’impression 3D, où il est difficile d’être formé de manière définitive.

C’est pourquoi, mettre en réseau les collaborateurs permet de créer de nouveaux liens et de nouvelles synergies potentielles. L’organisation  devient ainsi plus apprenante, en intégrant au fil de l’eau une culture d’apprentissage, de partage de compétences et une capacité de mise en pratique opérationnelle supplémentaire. 

Se réinventer par l’implication collective

L’appréhension de l’ère numérique conduit à créer de nouveaux services, de nouveaux fonctionnements ou processus, à trouver de nouveaux partenaires ou compétences, etc. Penser que les chefs ou experts apporteront les réponses ad hoc est un pari difficile à tenir. Les managers souvent promus pour leurs expertises sont rapidement déconnectés de la réalité du fait de l’évolution rapide des connaissances. Individuellement, ils ne sont plus en mesure d’apporter des solutions et doivent rendre possible la sollicitation des bonnes personnes face à une problématique. Seule la mobilisation des parties prenantes peut permettre de faire émerger des innovations, les porter, les confronter à la réalité, les améliorer de manière constante.

Mettre en réseau les acteurs de l’entreprise est sans aucun doute un levier de mobilisation et un support pour collaborer dans le cadre d’initiatives innovantes.

Arnaud  Rayrole

Arnaud Rayrole

Président- fondateur de Lecko

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