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Influenceurs: entre professionnalisation et motivation changeantes

Publié par Lounis Khelaf le | Mis à jour le

La 4e étude annuelle de Reech, brand tech du marketing dédiée aux relations entre les marques et les influenceurs, a été dévoilée le 30 janvier 2020. Si les influenceurs restent drivés par la passion, certains se professionnalisent et sont plus sélectifs dans leur choix de partenariats.

La passion est leur dénominateur commun. C'est ce que pensent 93% des 1700 influenceurs interrogés par Reech pour leur étude annuelle dévoilée ce jeudi 30 janvier 2020 au Tea Loft à Paris. Et ce qu'il ressort de cette dernière, c'est que les influenceurs ont en moyenne 29 ans et qu'ils sont à 75% des femmes. On est donc loin du cliché du jeune millennials qui effectue des placements de produits à tout va. On constate que des profils d'adultes se dégagent et que ces derniers s'installent à 94% sur la plateforme Instagram. Le réseau social appartenant à Facebook est un classique de l'influence marketing puisque 29% des influenceurs répondants se sont inscrits en 2019, contre 55% pour Tiktok.

Avec le temps, les influenceurs ont adopté un comportement plus sélectif concernant les partenariats avec les marques. Il existe en effet, un écart entre les types de partenariats souhaités et reçus par les influenceurs. Pour 77% des influenceurs qui reçoivent des simples placements de produits, ils sont 65% à vouloir endosser le rôle d'ambassadeur d'une marque. Une volonté d'engagement, de partenariat s'inscrivant dans le temps et avec la même marque. En effet, 68% des répondants souhaitent des partenariats récurrents avec la même marque.

Si les influenceurs affichent des envies d'engagement, ils soulignent également l'importance de la transparence puisque 95% des répondants déclarent informer leur communauté sur leurs partenariats et 77% respectent les règles de l'ARPP (Autorité de Régulation Professionnelle de la Publicité).


Une pratique qui professionnalise mais qui n'est pas exclusive

Si les contours de l'influence marketing se dessinent au fil des années, cette pratique n'est pas encore le "métier" d'une vie. Loin des représentations que l'on peut se faire des influenceurs, 86% de répondants affirment que leur activité d'influenceurs sur les réseaux sociaux n'est pas leur principale source de revenus. Par ailleurs, une grande partie des influenceurs (38%) ne perçoit aucun de cette activité. Ils sont 30% à toucher moins de 1000 euros par an et ne sont que 6% à percevoir plus de 20 000 euros par an. Alors oui, les influenceurs sont de plus en plus engagés, souhaitent avoir un plus grand rôle, veulent être transparents avec leurs communautés et rentrent pour la plupart, dans les clous de l'ARPP. Des tendances qui permettent de mettre en lumière une professionnalisation de ce nouveau "métier". En revanche, concernant le cliché de l'hyper rémunération des influenceurs, il faudra repasser...


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