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Les 4 plateformes émergentes

1- Snapchat : pour cibler une population jeune

Snapchat reste le réseau social des jeunes : 71 % des utilisateurs de Snapchat ont moins de 25 ans (source : BI Intelligence, 2014), et 40 % des personnes âgées de 18 ans utilisent l'application plusieurs fois par jour. Snapchat, qui permet d'envoyer des photos et vidéos qui s'effacent au bout de quelques secondes, séduit davantage les femmes (65 % des utilisateurs). La publicité, lancée fin 2014 aux États-Unis, coûte cher : 750 000 dollars par jour pour toucher les 100 millions d'utilisateurs, surtout que la publicité est, à l'instar des autres contenus publiés sur la plateforme, éphémère. De plus, Snapchat ne fournit, pour l'instant, aucun outil de suivi significatif. Impossible donc de connaître l'âge ou le sexe des utilisateurs qui visionnent les publicités.

2- Pinterest : les épingles sponsorisées, nouveau format publicitaire

Depuis le 1er janvier 2015, les annonceurs peuvent utiliser les épingles sponsorisées, seul format publicitaire disponible sur Pinterest, plateforme qui permet d'épingler des images sur des tableaux organisés par thème. Facturées au CPM (coût pour mille impressions), les épingles sponsorisées permettent de cibler les utilisateurs selon leur localisation, leur sexe et leurs centres d'intérêt. L'engagement généré sur les épingles sponsorisées est plus important que sur les épingles classiques, et les annonceurs auraient observé 30 % d'impressions supplémentaires en earned media sur ce format publicitaire (source : Pinterest). Utilisé à 80 % sur mobile, Pinterest, qui fête ses 5 ans, séduit surtout les mobinautes. Les deux tiers du contenu partagé proviennent de sites Web d'entreprises.

3- Vine : du contenu ludique en quelques secondes

Le service de partage de vidéos de six secondes, racheté par Twitter en 2012, propose un contenu plutôt ludique et humoristique. La plateforme ne convient donc pas à toutes les marques. Il faut veiller à ne pas proposer de contenu trop promotionnel qui pourrait être mal perçu par les utilisateurs, mais plutôt préférer des vidéos (appelés "Vines") de type tutoriel. Si leur cible utilise Vine, les annonceurs ont toutefois intérêt à communiquer sur ce réseau social. En effet, les Vines qui sont diffusés par les marques sont, en moyenne, quatre fois plus partagés que les vidéos traditionnelles équivalentes (source : Tamba, janvier 2014).

Un bon exemple : l'opération #4G6S d'Orange lancée en avril 2013, où des humoristes avaient six secondes pour répondre en direct aux défis envoyés par les internautes. Résultat : 2,7 millions d'impressions sur Twitter en 24 heures.

4- Periscope : la révolution du live stream

Comme son concurrent Meerkat, Periscope est une application de "live streaming", qui permet de filmer et de diffuser en temps réel du contenu depuis son smartphone, tout en conversant en direct avec les autres utilisateurs. Véritable phénomène de l'année 2015, il n'a fallu que 10 jours à cette application, rachetée par Twitter, pour atteindre un million d'utilisateurs. Il n'existe, pour l'instant, pas d'offre publicitaire sur la plateforme. Toutefois, des marques ont commencé à tester l'outil cette année en diffusant leur propre contenu vidéo, qu'il s'agisse du défilé Chanel lors de la Fashion Week, de l'arrivée de la course cycliste Paris-Roubaix avec LCL, du test d'un nouveau véhicule avec Skoda ou du lancement du dernier pop-up store parisien de Monoprix.

Retour d'expérience : l'opération Hootsuite sur Periscope

Un cas à part : Google+, la puissance publicitaire de Google

Lancé en 2011, Google+ n'a jamais réussi à rivaliser avec son concurrent Facebook. Mais le réseau social de Google marche-t-il sur les mêmes plates-bandes ? En effet, même si elle compte beaucoup moins d'utilisateurs que Facebook (300 millions d'utilisateurs actifs mensuels contre 1,4 milliard), la plateforme héberge principalement du contenu professionnel, susceptible d'intéresser les marques, notamment dans le secteur B to B. Via le programme "+Post Ads", les annonceurs peuvent transformer n'importe quelle publication sur Google+ (post avec une photo, avec une vidéo, ou diffusion d'un live stream vidéo Google Hangout) en publication sponsorisée. Seul prérequis : avoir publié le post sur une page Google+ (l'équivalent d'une page Facebook). Le post est ensuite transformé en bannière publicitaire, diffusée sur le réseau Display de Google. On peut ainsi profiter d'une audience supérieure à celle de Google+.

Découvrez en page 3 le tableau récapitulatif des 10 réseaux sociaux

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