E-marketing.fr Le site des professionnels du marketing

Recherche
Magazine Marketing

Ces marques qui misent tout sur le culot

Publié par le
Ces marques qui misent tout sur le culot

Je m'abonne
  • Imprimer

Interview de Guillaume Gibault, directeur général de Le Slip Français

"Quand on est un jeune entrepreneur, le culot est un des principaux leviers de notoriété": Guillaume Gibault revient sur la stratégie de la marque, qui s'est distinguée lors de la campagne présidentielle par ses slogans provocateurs et humoristiques.

Emarketing.fr : Le culot est-il indispensable pour faire connaître ses produits?

Guillaume Gibault : Ce n'est pas indispensable si l'on dispose de millions d'euros. Mais quand on débute avec peu de moyens, c'est un des leviers principaux de notoriété. De manière générale, il faut essayer de provoquer. C'est l'un des ressorts de l'entrepreneuriat. C'est une façon de voir, plus qu'un choix stratégique quand on est entrepreneur.

Jusqu'où une marque peut-elle oser? provoquer?

Il y a des terrains sur lesquels il ne faut pas aller. Nous n'avons pas de légitimité à nous aventurer sur le terrain politique, par exemple. Et nous sommes également limités par les gens avec lesquels nous travaillons. Nous proposons souvent des idées décalées à nos partenaires, quitte à revenir aux bases ensuite. C'est notre rôle en tant que jeune start-up d'avoir des idées. Dans les premières étapes, il faut aller le plus loin possible, faire des propositions farfelues... quitte à modérer son ton par la suite.

Quelle campagne du Slip Français a été la plus culottée?

Notre tout premier "coup" est aussi celui où l'on a fait le plus preuve de culot. Lors de la dernière campagne présidentielle, nous avons détourné le slogan de François Hollande, sur des affiches et des vidéos, en lançant "Le changement de slip, c'est maintenant". Cela nous a permis de nous faire connaître du grand public et des médias.

Par la suite, nous avons mené différentes opérations de financement participatif, comme "Le slip qui sent bon" sur la plateforme My Major Company, en 2013. Nous avions besoin de 10 000 euros pour lancer le produit. Au final, nous en avons récolté plus du double : 22 000 euros.

< Revenir au début de l'article >> Lire la suite en page 3: La saga Starbucks/Michel et Augustin

Je m'abonne

Xavier Foucaud

NEWSLETTER | Abonnez-vous pour recevoir nos meilleurs articles