BUMP : les recettes publicitaires en baisse de 22% au S1 2020

Publié par Clément Fages le

Par rapport au premier semestre 2019, les recettes nettes de l'ensemble des médias on et offline baissent de 22% à 5,230 milliards d'euros selon les résultats du Baromètre unifié du marché publicitaire.

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Les dépenses des annonceurs en baisse de 28%, leur nombre de 14%

Les investissements publicitaires réalisés par les annonceurs dans les cinq grands médias connaissent une baisse de 30 à 35%, là où le digital n'a observé qu'une baisse de 9,8%. "Après une phase de forte dépression entre mars et mai, caractérisée par l'annulation ou le report d'une partie des campagnes, le rebond a ensuite été rapide enjuin, à l'exception des médias directement touchés par les mesures sanitaires de restriction de la vie sociale, en particulier le parrainage, les foires et salons, les relations publiques, le cinéma et la publicité extérieure dont la baisse des recettes publicitaires se situe entre -40 et -50%. Les médias d'appui commercial rapides à mobiliser, tels que la PQR et la radio, ont été un peu moins touchés que les autres grands médias", note le communiqué du BUMP.

Le nombre d'annonceurs présents dans les médias est de 43 662, soit une baisse de 14% au premier semestre. Ici aussi, le cinéma et la publicité extérieure ont été les médias les plus impactés par la fuite des annonceurs, avec des baisses respectives de 46% et de 38% (DOOH) et 33% (OOH). Sur ce média, le BUMP mentionne une baisse de 44% du nombre de nouvelles créations.

Côté presse, les magazines et la PQN sont les plus addectés et perdent 1/3 de leur activité, à l'inverse de la PQR, dont la pagination publicitaire est en hausse de 17%. Globalement, la presse voit une baisse de sa pagination de 23% et une perte de 20% des annonceurs du média.

La radio connaît une baisse du nombre d'annonceurs de 29%, et de la durée de diffusion publicitaire de 24%. Un chiffre qui n'est que de -13% au sein des radios généralistes.

Quant à la télévision, le format parrainage a particulièrement bien résisté par rapport à la publicité classique, avec une baisse de la durée des spots de 16% vs 33%. Le média n'affiche qu'une baisse de 3% du nombre d'annonceurs pour les chaînes thématiques, mais connait une hausse de 4% de cet item pour les chaînes nationales !

Journaliste tout terrain, je couvre tous les aspects du marketing et plus particulièrement les stratégies des marques. J’aime aussi l’Histoire. Suivez-moi [...]...

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Eloïse Cohen,<br/>rédactrice en chef Eloïse Cohen,
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