VISION MARKETING AVEC ... Marin LEMAY

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Marin LEMAY, Country Manager France chez Agorapulse nous partage sa vision...

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Peux-tu te présenter en quelques mots ?

Diplômé d’école de commerce j’ai commencé ma carrière à Paris comme commercial chez Getty Images pendant 2 ans puis j’ai choisi de me spécialiser en marketing digital en intégrant iProspect, une agence très orientée performance, à la Défense. J’ai accompagné le lancement de l’offre “Intelligent Content”, une offre de stratégies de contenu pilotées par la data et destinées à développer les indicateurs business de gros annonceurs, quand à l’époque le contenu n’était vu que comme un levier de trafic et d’awareness.

Depuis exilé à Bordeaux j’ai rejoint Agorapulse il y a 2 ans et demi pour développer le marché français. J’alterne entre mon coworking à Bordeaux et le bureau à Paris.

Je suis en charge de toute notre stratégie d’acquisition, de la lead-gen aux campagnes de pub en passant par le SEO et le contenu et gère aujourd’hui une équipe de 2 personnes complétée cette année par l’arrivée d’une personne en charge du CRM et appuyée par une Sales Manager francophone.

La France est aujourd’hui notre second marché derrière les US, et les perspectives de croissance y sont énormes étant donné la vitesse à laquelle l’usage des réseaux sociaux dans les entreprises se démocratise.

 

Comment as-tu vécu cette année si particulière de 2020 ?

Plutôt bien ! 2020 a certes bousculé notre croissance et nos acquis mais a aussi permis à notre marché de mûrir. En effet, on s’adressait jusque là à des entreprises déjà très éduquées sur le digital et les réseaux sociaux et le fait que tout le monde se retrouve chez soi devant son écran et que l’économie tourne au ralenti à fait prendre conscience aux entreprises de tous secteurs et aux acteurs publics de l’importance de soigner leur présence digitale.

Avant cette “crise”, on investissait beaucoup dans l’acculturation de ces prospects, en 2020, on a repensé toute notre stratégie de contenu pour l'emmener à l’étape d’après : “Ok vous savez maintenant qu’il est vital pour vous d’être sur les différents réseaux (même en B2B), alors on va vous aider à optimiser votre présence.” On est passés de l’informatif au conseil, avec des contenus et lead-magnet à forte valeur ajoutée qui montrent notre expertise.

Côté équipe, on avait la chance d’être déjà sur un modèle semi-remote, tout le monde était habitué à travailler à distance et la productivité n’en a pas pâti. Même si le moral des troupes a forcément été impacté. 

 

Quelles seront tes priorités, tes gros challenges en 2021 ?

Notre objectif avec Agorapulse est d’être l’outil le plus utilisé par les community managers et social media managers. Nous sommes déjà clairement identifiés dans les petites structures et chez les indépendants, mais aussi plébiscités par certains grands groupes et de belles start-ups.

Le gros challenge pour 2021 est clairement la conquête du marché “Enterprise” et la consolidation de notre présence dans les agences de communication.

Le produit a subi de grosses évolutions et peut désormais clairement rivaliser avec ceux de nos concurrents nord-américains, reste à le faire savoir. A nous donc d’être malins et d’aller adresser ces cibles de la meilleure des manières. Ça passera par de l’outbound (qu’on ne faisait pas jusqu’alors) et de la demand-gen, entre autres, mais aussi par l'intensification de notre présence dans les gros médias référents sur ces cibles et sur les salons (virtuels ou non ça on verra) !

Ces cibles utilisent déjà des outils de gestion de réseaux sociaux, mais pas forcément adaptés. Je crois aussi que le fait que l’on soit une entreprise tech française peut jouer en notre faveur : dans les grands groupes hexagonaux c’est souvent un argument de réassurance mais aussi de fierté, de montrer que l’on peut faire aussi bien que les américains mais en France.

 

Comment vois-tu le métier de Marketeur en 2023 ?

On en parle beaucoup en ce moment car l’échéance se rapproche, mais la fin des cookies tiers annoncée pour le printemps 2022 va pas mal changer la donne. Le métier va donc évoluer et ce ne sera plus à qui maitrise le mieux les régies et le ciblage.

Chacun va devoir s’intéresser de plus en plus à ses données first-party, pour d’une part faire grossir ses bases de données mais aussi les enrichir pour être capable de créer des audiences précises.

En B2B le challenge est d’autant plus important que les audiences auxquelles on s’adresse sont restreintes voire carrément de niche. Avec moins de possibilités de ciblage il sera beaucoup plus difficile mais aussi coûteux d’atteindre sa cible. Côté consommateur aussi ça va changer et il y aura forcément des dommages collatéraux, à savoir des personnes touchées par nos communications qui risquent de se sentir polluées car pas du tout dans la cible.

Je pense aussi qu’en B2B l’email va prendre une place de plus en plus importante dans nos échanges avec nos prospects, on le voit déjà, à l’ère du scraping et de l’ultra-personnalisation, ce sera le levier n°1 pour aller qualifier des leads.

 

Poke un CMO dont tu souhaites lire le témoignage. Pourquoi lui/Elle ?

Martin Charousset, que j’ai pu cotoyer chez iProspect. Il est depuis en charge du digital chez Faguo et a eu beaucoup à faire je pense l’année dernière avec les fermetures des magasins. Il a une super vision du e-commerce, qui plus est pour une marque française ET éthique.

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