Les applications non autorisées constituent un nouveau danger pour la réputation des marques

Publié par Stéphane Berlot le - mis à jour à

Plus les consommateurs sont nombreux, plus le risque de fraude est élevé, même sur Internet En 2013, les smartphones et tablettes représentaient près de 35% du trafic sur Internet, selon la publication américaine Internet Retailer, spécialisée en commerce électronique. De son côté, la société Goldman Sachs prévoit une augmentation du volume des ventes du m-commerce de plus de 420 milliards de dollars d’ici à 2018. En France, sur les 3 dernières années, les ventes sur mobiles et tablettes ont été multipliées par 5,5 ce qui augmente de manière conséquente le risque de fraude.

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Les applications mobiles offrent aux entreprises un formidable canal pour accroître leur notoriété, proposer des promotions et dynamiser les ventes. Les méthodes varient en fonction de la marque et du public visé : certaines entreprises utilisent des jeux promotionnels pour se faire connaître par le biais du divertissement ; d’autres se servent des applications comme une plate-forme de vente pour compléter une offre multi-canal. Les banques de leur côté y ont recours pour améliorer leur service clientèle, plutôt que pour leur promotion.

Or, ces applications présentent de réels risques pour les entreprises qui décident de les utiliser dans le cadre de leur stratégie marketing. Comme par exemple que les internautes téléchargent et installent une application croyant qu’elle a été conçue et publiée par une marque, alors que ce n’est pas le cas. Une fois cette application illégitime téléchargée, un grand nombre de problèmes peuvent survenir, et bien qu’ils ne soient pas du ressort de la marque, le consommateur la tient quand même pour responsable. Au-delà du risque de réputation, la marque peut aussi s’exposer à une perte de revenus sur son canal de m-commerce.

L’idéal est alors de trouver un moyen de surveiller constamment les plates-formes de téléchargement d’applications les plus en vue. Cependant, cela peut être plus facile à dire qu’à faire, en particulier si l’entreprise ne dispose pas de la technologie nécessaire. Bien sûr, elle peut mettre en place des mesures légales pour protéger son image d’une utilisation dans une application non autorisée, mais la meilleure stratégie est de ne pas attendre le moment où une action juridique sera nécessaire. Ces actions peuvent s’avérer coûteuses et même une fois la procédure terminée, l’application illégitime risque d’avoir généré des millions d’euros de recettes pour son développeur.

Investir dans les technologies pour ne pas en arriver à des poursuites juridiques

Le principal objectif pour les marques est de détecter les applications illégitimes avant qu’elles n’affectent les revenus de l’entreprise. L’objectif est de « faire le ménage » sur ce canal de vente, afin que l’application officielle soit plus visible et que les consommateurs la trouvent plus facilement lorsqu’ils la recherchent. En règle générale, les entreprises sont en droit de protéger leur propriété intellectuelle en ligne, qu’il s’agisse de marques déposées, d’images avec droits d’auteur, de logos ou de canaux de vente. La plupart des plates-formes de téléchargement ou opérateurs répondent aux marques lorsque celles-ci leur signalent avoir détecté une utilisation frauduleuse de leur image sur la plate-forme. Mais malheureusement, il est habituellement de la responsabilité de la marque de détecter et de signaler ces abus. Compte tenu de la taille d’Internet (et du monde des applications), cette partie du processus peut être très difficile pour les marques si elles ne peuvent compter sur un service spécialisé.

Une approche technologique peut fournir une solution efficace, réactive et économique à ce problème en assurant un suivi continu des principales plates-formes de téléchargement d’applications.

Les outils utilisés surveillent et analysent quotidiennement des milliers de sources potentielles. Ils signalent les abus et permettent aux équipes d’intervenir immédiatement auprès des responsables de plates-formes de téléchargement et faire retirer les applications non autorisées. Cette approche permet aux entreprises d’obtenir un taux élevé de réussite tout en en réduisant de façon importante les frais d’actions en justice.

La bonne nouvelle pour les marques est que les plates-formes de téléchargement ont de plus en plus tendance, à mesure de leur croissance, à s’acquitter de leur responsabilité d’éliminer les applications frauduleuses. Les marques doivent donc être prêtes à protéger leurs revenus et leur e-réputation dans l’environnement mobile actuel. En utilisant les solutions technologiques disponibles pour combattre l’usurpation de leur marque et son utilisation frauduleuse sur les canaux mobiles, les entreprises peuvent réduire la confusion chez les consommateurs entre applications non autorisées et application officielle, renforcer la confiance dans leur marque et préserver les revenus issus du m-commerce.

Stéphane Berlot

Stéphane Berlot

Responsable des ventes France et Benelux, MarkMonitor

Stéphane Berlot est responsable des ventes de la filiale France et Benelux de la société. Il a sous sa responsabilité le développement commercial de MarkMonitor [...]...

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