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DossierMarketing connecté : ces objets nommés Désir

Publié par Thierry Derouet le

6 - Interview avec Rafi Haladjian, CEO de Sen.se - "Le but du jeu est de connecter la vie, pas les objets"

C'est à l'occasion de la Garden Party "come & connect", organisée par le Club des Annonceurs, que nous avons rencontré l'inventeur des objets connectés. Propos échangés.

Marketing : Pouvons-nous vous présenter comme le fondateur des objets connectés?

Rafi Haladjian : Je pense que oui. J'ai forgé le terme "objet connecté". Un jour, je visitais une usine de jouets en Chine. Un homme m'a présenté un ours en peluche auquel on avait ajouté de l'électronique en m'indiquant qu'il savait raconter 80 histoires en italien.

Cela a déclenché deux réflexions. La première, c'était que le métier de cet homme consistait à ajouter toutes les technologies disponibles pour faire évoluer ses produits. Il faisait, jusqu'ici des ours en peluche. Et comme les puces électroniques étaient devenues abordables, il les avait mises dans ses produits. La deuxième chose, c'était : "Il raconte 80 histoires en italien. Pourquoi seulement 80 et seulement en italien ?" Si l'on connecte cet ours en peluche à un réseau, il pourra raconter toutes les histoires du monde, dans toutes les langues.

Est-ce un grand mouvement qui est en marche ?

Je suis un peu déçu que cela n'arrive que maintenant. Le phénomène date de 2003. Les gens sont lents.

Votre nouvelle invention, Mother, est un objet dont l'usage n'est pas défini ?

Le but du jeu n'est pas de connecter les objets. Le but du jeu, c'est de connecter la vie. J'imagine que les gens n'ont pas 80 gadgets électroniques dans leur maison, qu'il faut recharger et pour lesquels il faut appuyer sur un bouton, regarder un écran, qu'il faut synchroniser avec une application... On imagine des systèmes qui viennent se fondre dans votre vie pour que vous puissiez vivre comme vous avez toujours vécu. Pour le moment, on est dans l'Internet des cadeaux de Noël, on n'est pas dans l'Internet des objets.

La relation avec les clients s'est faite de manière sporadique. Maintenant, on arrive à la situation où vous pouvez vivre avec vos consommateurs en permanence. Mon client n'est pas quelqu'un avec qui je communique, c'est quelqu'un avec qui je partage des expériences. Cela bouleverse les métiers, cela bouleverse les marques. En fait, cela bouleverse tout.

Retrouvez ici l'intégralité de l'interview de Rafi Haladjian
Eloïse Cohen,<br/>rédactrice en chef Eloïse Cohen,
rédactrice en chef

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