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DossierMarketing connecté : ces objets nommés Désir

Publié par Thierry Derouet le

4 - Créer une nouvelle relation

Les entreprises doivent créer une nouvelle relation entre l'objet et son utilisateur afin de les familiariser à l'Internet des objets. La technologie connaît un réel renouveau qui devrait être utilisé dès demain.

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Connecter un objet à Internet a plusieurs objectifs. Comme l'indique Toucan Toco, il s'agit aussi bien de créer ou recréer un lien direct entre une marque et ses clients que de recueillir des données précises et précieuses. L'enjeu n'est pas tant de collecter des datas que de transformer la relation entre un objet et son utilisateur.

Pourquoi proposer, par exemple, une brosse à dents connectée ? Pour vérifier si le brossage respecte les directives d'un dentiste? Ou pour contrôler qu'une complémentaire santé n'indemnise pas un client pas trop négligent ?

L'inventeur du premier objet connecté, Rafi Haladjian (voir interview page 6) croisé, en juillet dernier, à l'occasion d'une soirée organisée par le Club des Annonceurs, reconnaît que plus personne ne se demande si un objet doit ou non être électrique. Selon lui, ce sera pareil demain pour les objets reliés au Web. Et si, à l'avenir, plus personne ne se souciait de savoir si notre quotidien était connecté ?

Créer de la valeur ajoutée

Pour Aymeric Esqué, le responsable marketing de Toucan Toco, "les entreprises qui s'intéressent aux objets connectés ont du mal à créer de la valeur à partir des données qu'elles collectent". On revient donc au déficit d'imagination. Aymeric Esqué est toutefois optimiste : "Ce qui me frappe, ce sont les nouveaux services que l'on peut créer à partir des données connectées. Il faut montrer visuellement le bénéfice qu'un utilisateur pourra en retenir. Il faut raconter une histoire à partir de ces données. Chaque entreprise doit reconsidérer son métier."

Si verser dans l'objet connecté relevait jusqu'ici du gadget, c'est aussi parce que les technologies employées étaient parfois trop embryonnaires. Arnaud Dupuis (Genymobile) remarque, depuis son poste d'observation, que les brisques techniques sont là pour connecter les objets : "La technologie est là et n'est pas utilisée".

La barrière technologique tombe

Propos à nuancer, car les mois qui viennent de s'écouler ont été porteurs de bonnes nouvelles, les obstacles techniques ont été levés un à un. Le directeur marketing et communication Thomas Nicholls (voir page 7) de Sigfox, spécialiste de la connexion bas débit, relève ainsi que connecter un objet à Internet ne coûte presque rien.

Pour les piloter tous, les smartphone, qui est lui-même un objet connecté, va connaître, dans les semaines à venir, des évolutions notables, avec l'émergence de standards pour que ces objets puissent communiquer entre eux. C'est le cas chez Microsoft, Intel, Samsung, Dell, Google, via sa filiale Nest, et Apple.

À quoi tout cela va-t-il donc servir ? Comme l'a évoqué l'un des responsables d'Apple à l'occasion de la dernière keynote destinée aux développeurs de l'écosystème Apple : "Il est dorénavant possible de définir des scénarios qui permettraient de regrouper différents appareils et de lancer tout un ensemble d'actions à la voix. Ainsi, lorsque l'on dira à Siri (le système de reconnaissance vocal d'Apple, NDLR), "je vais me coucher", HomeKit vérifiera que les portes et les volets sont fermés, que les lumières sont éteintes, que la température de votre appartement s'abaisse bien d'un degré...

Vous croyez que nous en sommes encore à imaginer des scénarios pour accompagner un film de science-fiction ? Absolument pas. D'ailleurs, tout cela devra être opérationnel avant la fin de l'année.

Eloïse Cohen,<br/>rédactrice en chef Eloïse Cohen,
rédactrice en chef

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