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Plus loin que l’image : zoom sur ces tendances visuelles inspirées par la technologie

Publié par / Avec la Marketplace le - mis à jour à

Data moshing, réalité virtuelle… Derrière ces termes sortis tout droit de Blade Runner se cachent des techniques aussi visuelles que virtuelles. Nés de la digitalisation des usages, ces nouveaux territoires créatifs sont autant de terrains de jeu en puissance pour les freelances. Focus sur ces modes d’expression qui libèrent les talents.

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Comment mettre la technologie au service de l’idée ?

Allier l’intelligence artificielle et la big data à la création visuelle : c’est le pari un peu fou que se lancent de plus en plus d’agences publicitaires et les freelances qui collaborent avec elles. Leur objectif ? Engager et divertir une audience toujours plus exigeante.

Parmi ces pionniers, on compte l’agence parisienne MNSTR qui a allié l’art et la technologie pour leur campagne FuturEdition pour Desperados. L’agence s’est associée avec Théo Lopez, membre du collectif artistique 9e Concept. À partir d’un procédé alliant peinture et 3D, et d’une application de réalité virtuelle, le spectateur pouvait ainsi se plonger à l’intérieur d’une réalisation colorée. Il y découvrait différentes couches, captées par une caméra, puis transformées en images 3D, donnant ainsi l’impression d’une illustration mouvante.

 

Qui dit technologies dit également datas ; et ces dernières années, l’Art s’en est emparé dans un but d’interactivité plus forte avec le spectateur. Utilisant ainsi les données d’ordinateur comme support créatif, les artistes créent des œuvres immersives donnant l’illusion d’une vie artificielle. On peut par exemple noter les travaux réalisés par Refik Anadol qui, à l’aide du creative coding1, transforme des espaces architecturaux en œuvres vivantes.

Virtual Depictions: San Francisco / Public Art Project from Refik Anadol

Loin de la publicité et de l’Art Contemporain, ces technologies sont devenues bien plus accessibles et peuvent s’apprécier au détour de clips. La problématique est la même : retenir l’attention de ceux qui le regardent, à une époque où les flux d’informations nous submergent en continu. Les équipes créatives des plus grands artistes n’hésitent donc plus à user de techniques digitales inspirées par une esthétique très Internet. Une illustration parfaite serait ce clip d’A$AP Mob, réalisé par Shomi Patwary, qui conjugue filtres infrarouges et images distordues grâce au data moshing2.

 

Nouveaux formats digitaux : comment se lancer quand on est freelance ?

- Développer ses compétences

Si vous êtes un créatif en freelance et que vous découvrez ces nouvelles technologies, ne prenez pas peur. Youtube regorge de tutoriels clairs pour votre veille, et ainsi élargir la palette de vos compétences à proposer en agences. Renseignez-vous sur les réseaux professionnels comme LinkedIn sur les opportunités de formation disponibles. En tant que travailleur indépendant, vous pouvez utiliser les crédits de votre Compte Personnel de Formation pour financer vos montées en compétences.

- Échanger et créer un réseau de supports

N’hésitez pas à faire appel à des communautés de freelances. Si vous souhaitez en discuter avec d’autres professionnels de l’image, plongez dans les nombreux groupes spécialisés, rassemblant des communautés de bons conseils, comme par exemple SOS POST PROD: https://www.facebook.com/groups/312644535414267/.

 

- Trouver l’inspiration

Pour mesurer l’ampleur de ces nouveaux outils, étendez votre veille aux créations contemporaines : expositions, créations, mais également clips vidéos issus de la culture populaire. Prenons par exemple ce clip de Kendrick Lamar, réalisé par Dave Meyers, lui aussi créatif indépendant. Dans le clip pour le rappeur de Compton, il nous abreuve d’astuces visuelles pour rythmer la vidéo : on y retrouve l’effet “Tiny Planet”, créé à partir d’une optique filmant à 360 degrés, mais également l’utilisation d’un robot caméra. Fixé sur un bras aux axes multiples, il donne ainsi l’impression de transitions aussi soudaines qu’hypnotisantes.

  1. Data Moshing : procédé utilisant les paramètres d’encodage d’une vidéo. En supprimant certaines de ses parties, l’image se retrouve déstructurée, offrant un effet de déformation visuelle.
  2. Creative coding : utilisation des données d’une image ou vidéo, détournées afin de créer une réalisation purement esthétique, plus que véritablement fonctionnelle. À la frontière entre le graphisme et la programmation.

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