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Sandrine Plasseraud, nouvelle associée de The Seventh House : "Je veux plonger à nouveau dans les projets stratégiques"

Publié par Marie-juliette Levin le | Mis à jour le
Sandrine Plasseraud, nouvelle associée de The Seventh House : 'Je veux plonger à nouveau dans les projets stratégiques'

La fondatrice de We Are Social France en 2010, experte de l'influence et des communautés, est la nouvelle associée de The Seventh House. En retrait du marché depuis quelques mois, son appétit pour le monde de la communication est intact.

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Quel regard portez-vous sur l'évolution du marché de la communication ?

Cette fameuse transformation digitale est devenue une réalité. Le modèle vertueux des DNVB s'est imposé. Le parcours client s'est complexifié mais surtout en cette rentrée difficile, la notion de pouvoir d'achat entre dans le périmètre de la communication des marques avec un impératif de messages plus pragmatiques et moins « paillette ».

Pourquoi rejoindre The Seventh House ?

J'ai travaillé dix ans chez l'annonceur avant de lancer We are Social France et je suis rentrée dans ce métier par passion pour les réseaux sociaux. Dès 2005, je savais que les blogueurs allaient transformer le monde de la communication et le discours des marques. Je veux réintégrer le coeur du réacteur, renouer avec l'opérationnel et les projets stratégiques pour être au plus près des annonceurs.

En quoi ce modèle d'agence se différencie-t-il sur le marché ?

Dans le monde de l'astrologie, la septième maison est celle des collaborations vertueuses. C'est un clin d'oeil au mode de fonctionnement de The Seventh House qui se définit comme la maison de l'entrepreneuriat créatif. Nous créons des équipes ad hoc pour nos clients avec des talents indépendants que l'on réunit sur ces projets. Nous choisissons des profils pointus, mais ils nous choisissent aussi et de ce fait, nous enregistrons à peine 3% de turn-over au sein des équipes. Toute une génération de collaborateurs aspire aujourd'hui à de l'entrepreneuriat.

Pourquoi un annonceur devrait-il choisir une agence comme la vôtre ?

En premier lieu, pour la complémentarité et l'expertise des cinq associés, qui sont tous d'anciens entrepreneurs. Expertise digitale, création servicielle, création publicitaire et social media se cumulent à l'agence avec des profils seniors qui fonctionnent en binôme pour mieux se challenger sur la vision stratégique. Ces expériences maîtrisées permettent de remonter sur toute la chaîne des valeurs ce qui est une force dans une période où tout est de plus en plus complexe dans le monde de la communication. Fondée il y a quelques mois par Edouard de Pouzilhac, Olivier Sebag, Matthieu Frairot, et Thomas Couteau, cette structure entrepreneuriale innovante est, selon moi, la mieux placée pour répondre aux enjeux stratégiques et créatifs des annonceurs dans le fameux « monde d'après ». Un monde où les entreprises ont été profondément bouleversées par la crise que nous venons de traverser et qui nécessite autant de séniorité que d'agilité pour répondre aux problématiques stratégiques, créatives, organisationnelles et business.

Quels sont, selon vous, les enjeux du moment en termes d'influence pour les marques ?

A chaque génération sa crise autour des influenceurs, dont on parle depuis 17 ans ! Le débat sur les bloggeurs sont-ils des journalistes ? a eu son temps... et maintenant on assiste au clash avec Booba... Ce terme « d'influvoleur » est très dommageable pour le monde de la communication car selon moi, la prescription a toujours existé et à travers ce débat on mélange deux types d'infuenceurs. Les caricatures issues de la téléréalité et les créateurs de contenus qui sont des passionnés, professionnels et crédibles. Ce ne sont pas des « hommes sandwiches », comme décrit dans l'émission "Complément d'enquête". Ce qui est sûr, c'est que les influenceurs captent l'attention mais il faut que les marques sélectionnent les bons relais. Il faut travailler en co-création avec eux et les laisser s'approprier la communication autour des produits proposés.

Du bon usage des réseaux sociaux aujourd'hui pour une marque ?

Mieux vaut parler d'espaces conversationnels et d'engagement. Aujourd'hui, les réseaux sociaux, c'est aussi le métaverse avec Fortnite ou Roblox où se créent des amitiés.

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