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Les excitants

Chapitre I : Des carburants internes : la colère, la révolte, la vengeance

  • Publié le 29 nov. 2017
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Les excitants

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Des robinets intimes accélérateurs de conflit

En résumé

Si le conflit peut parfois être en grande partie insufflé de l'extérieur, d'autres fois, les carburants sont à chercher en interne, dans l'interrelation ou chez l'un des acteurs. La colère est comme un allume-feu qui peut déclencher violence et vengeance. Cela peut générer en face un sentiment d'injustice, ferment de la révolte.


Pourquoi l'utiliser ?

Objectif

Comme pour les carburants externes, agir sur les carburants internes peut permettre d'apaiser considérablement la situation et parfois de la régler.

Contexte

Il se produit souvent des réactions en chaîne :

Comment l'utiliser ?

Étapes

La première étape consiste à repérer les carburants actifs. La deuxième consiste à réfléchir à la manière d'agir sur ces carburants :

  • Les limiter : ne pas en rajouter ; si un coup de gueule fait parfois du bien, éviter de les multiplier.
  • Les répartir : une grosse manifestation peut dégénérer et devenir violente, on peut préférer plusieurs manifestations de groupes plus petits.
  • Les transformer : mettre l'énergie de la colère au service de l'action constructive, ranger enfin l'atelier au lieu de s'épuiser à dire qu'il faut le faire.
  • Les encadrer : mettre des limites que l'on fixe de part et d'autre, par exemple dire ce qui ne va pas sans attaquer les personnes (ex. : " Le dossier est mauvais " et non " Tu es mauvais ").

Méthodologie et conseils

  • La colère. La première chose à faire est de ne pas continuer à l'alimenter par son propre comportement (répéter la phrase qui a mis en colère ou même agacer l'autre avec des " Calmez-vous ! "). Il est parfois possible d'accueillir et de canaliser cette colère par une écoute active appropriée (voir outil 53).
  • La révolte. S'il peut être souvent nécessaire d'empêcher les actions violentes, la révolte ne peut se traiter pacifiquement qu'en se préoccupant de l'énergie qu'elle porte et des facteurs d'injustice sous-jacents. Le choix d'écraser une révolte par la force est possible mais implique de pouvoir l'assumer moralement et pratiquement (le souvenir d'une grève très dure peut subsister de longues années et affecter la gestion présente).
  • Le désir de vengeance est difficile à dépasser. Cela implique souvent :

    • la reconnaissance des faits qui ont pu affecter l'autre ;
    • l'existence d'excuses authentiques ;
    • le rétablissement de la confiance dans les personnes ou les institutions ;
    • le traitement de l'injustice au plus près de l'équité.

Avantages

  • Permet de créer un climat ouvrant au dialogue et si besoin à la réparation.

Précautions à prendre

  • Faire attention à se retirer, s'appuyer sur ou responsabiliser une autorité supérieure lorsque ces carburants dépassent nos possibilités d'action.

Jacques Salzer, Arnaud Stimec

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