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Les Antilles unies derrière la banane des droits de l'Homme.

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Télévision, affichage, presse, Internet, animation points de vente. Pour sauvegarder leurs parts de marché, les producteurs de banane des Antilles françaises sortent les grands moyens publi-promotionnels.

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Plus de neuf millions d'euros sur trois ans. C'est le budget consacré à la campagne de promotion et de communication de la banane Guadeloupe et Martinique qui sera lancée en France Métropolitaine le 7 octobre prochain. Pour la première fois de leur histoire, les deux DOM s'unissent pour défendre les intérêts de leur banane. Imaginée par l'agence Scher Lafarge pour le volet publicitaire, par l'agence NDC pour le promotionnel et par 146 & Compagnie pour le conseil médias, la campagne vise à créer une différence, et une préférence, entre cette banane et celle des autres pays producteurs. A partir du 1er janvier 2006, la banane antillaise devrait, en effet, voir tomber les dernières mesures protectionnistes qui limitent l'importation des bananes "dollars" et ACP (Afrique Caraïbes, Pacifique) en Europe. Pour sauvegarder leurs parts de marché, les producteurs des Antilles Françaises ont fait appel à des ambassadeurs de choix. C'est en effet l'élite du sport français qui prête son concours à la campagne. Nicolas Anelka, Christine Arron, Laura Flessel et Gaël Monfils ont ainsi associé leur image à celle de l'excellence du fruit le plus consommé au monde. Au-delà du soutien des sportifs, qui illustrent le claim de la campagne, "Banane de Guadeloupe et Martinique. Rien ne peut la battre", les producteurs ont profité de l'opération de relations presse et publiques de lancement(Agence Profile Presse) pour rappeler que la banane française est également celle des "Droits de l'Homme". Respectueuse du droit social français et de l'environnement, sa production fait vivre quelque 18 500 personnes aux Antilles. De là à adjurer consommateurs et distributeurs à faire preuve de patriotisme économique, il n'y a qu'un pas, que les producteurs ont franchi. Reste à présent à savoir, si la distribution, plus préoccupée par la sauvegarde de ses marges que par le sort de la production française (voir l'exemple du textile), aura à cœur de relever le challenge. A n'en pas douter l'enveloppe budgétaire qui accompagne l'opération devrait les inciter à rejoindre le rang des supporters. Initiée avec le concours du ministère de l'Agriculture, du ministère de l'Outre-Mer et de l'ODEADOM (Office de développement de l'économie agricole des départements d'Outre-Mer), cette campagne intervient dans le cadre de la promotion en faveur des produits agricoles des régions ultrapériphériques de l'Union européenne.

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