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Barack Obama à Paris : pari gagné pour les Napoleons

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Barack Obama à Paris : pari gagné pour les Napoleons

Présent ce samedi 2 décembre à Paris, non pas pour commémorer les 213 ans du sacre de Napoléon Ier, mais pour donner une conférence devant "les Napoleons", l'ex-président américain Barack Obama a offert une énorme publicité à ce réseau professionnel dédié à l'innovation et à la communication.

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Ils l'ont fait... Après s'être introduit comme un réseau ouvert, loin du think tank ou du club secret, les Napoleons, avec à leur tête les communicants Mondher Abdennadher et Olivier Moulierac, ont pu profiter de leur "cadeau de Noël en avance": Barack Obama, sans paillette ni ruban, mais avec beaucoup de sobriété, a pris la parole pendant près d'une heure, d'abord seul puis en répondant aux questions un brin fébriles de Stéphane Richard, patron d'Orange et principal sponsor de l'événement. Et quand bien même l'animateur a demandé à l'assistance de ne pas diffuser les propos ou les images du Président afin de garder intacte "l'intimité de ce moment", rares sont les médias à ne pas avoir relayé un tel événement.

Qu'il s'agisse de son emploi du temps (également marqué par des rencontres avec Emmanuel Macron, François Hollande ou Anne Hidalgo), du prix déboursé pour ce discours (Le Canard enchaîné parle de 400 000 euros, réglés par Orange), des coulisses de son organisation (avec notamment l'influence d'Anne Méaux, patronne de la société Image 7 qui s'occupait notamment des relations presse de l'événement), de son contenu (des attaques à fleuret moucheté contre la politique américaine actuelle sur le climat ou l'immigration aux réponses apportées à Stéphane Richard sur le thème de la prochaine édition des Napoléons, la peur) ou de la présence du tout-Paris, difficile de faire une liste exhaustive de tous les articles, ouvertures de JT ou tweets et posts Intagram concernant l'événement du week-end.


Passé l'émotion d'avoir vu Barack Obama en chair et en os et une fois décortiqué les rares éléments inattendus de sa prise de parole, notamment sur les GAFAM, acronyme que Stéphane Richard a dû lui détailler (à l'image de cette mise en garde contre les externalités négatives liées aux fakes news de Facebook ou d'un Amazon, toutefois compensé par une pique envers les Européens dans le "protectionnisme" dont ils font preuve à l'égard de la Silicon Valley : "si Facebook était français, vous le critiqueriez moins."), on retiendra surtout l'entrée fracassante des Napoléons dans les hautes sphères médiatiques. Des Napoleons qui ont travaillé trois ans à faire venir Barack Obama et qui se trouve désormais peut-être face à un plus grand défi: qui d'autre inviter après François Hollande lors de la dernière édition estivale d'Arles et Barack Obama lors de cette cérémonie exceptionnelle ? "Le pape" me glisse pince-sans-rire un invité.

Journaliste tout terrain, je couvre tous les aspects du marketing et plus particulièrement les stratégies des marques. J’aime aussi l’Histoire. Suivez-moi [...]...

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