Recherche

Wiko : "Notre credo est d'allier la juste technologie au meilleur prix possible"

Publié par le | Mis à jour le
Wiko : 'Notre credo est d'allier la juste technologie au meilleur prix possible'

La marque de mobile fête ses 5 ans et célèbre son positionnement de "Game Changer". Françoise Ontino, directrice marketing et communication de Wiko France, rencontrée sur le Mobile World Congress de Barcelone, fait le point sur la stratégie marketing de la "petite" marque qui monte.

  • Imprimer
  • Emarketing.fr : En 2016, Wiko fête ses 5 ans : cet anniversaire marque-t-il le renouveau de votre stratégie marketing ?

Françoise Ontino, directrice marketing et communication

Françoise Ontino, directrice marketing et communication de Wiko France : En cinq ans, Wiko a réussi à s'imposer comme un acteur clé sur le marché mobile, avec, notamment, une deuxième position en termes de ventes, en France. Depuis le commencement, la stratégie de notre marque est d'offrir une large gamme de produits qui puissent satisfaire les consommateurs, tant du point de vue du goût - le design - que des usages et des coûts - les prix des mobiles s'échelonnant entre 59 et 259 euros. Cette stratégie va se poursuivre en 2016. Sur chaque segment, notre credo est donc d'allier haute-technologie et coûts faibles, à l'instar du modèle de téléphone mobile "U Feel Fingerprint", embarquant un capteur d'empreintes digitales, à un prix largement inférieur au marché.

  • Quel est l'atout de la marque Wiko ?

L'entreprise, née à Marseille, possède une forte identité "française" : le design, la conception des éléments du téléphone et la commercialisation se font en France. La fabrication est quant à elle délocalisée en Chine. Le mélange des deux mondes constitue la spécificité - et l'atout - de la marque.

Wiko se distingue également par son ambition de tout faire autrement et, donc, de changer les règles du jeu, comme l'indique notre positionnement de "Game changer". Ainsi, la marque s'est lancée à une période où le marché des mobiles était dominé par les opérateurs téléphoniques et a su convaincre les enseignes comme Darty, Cdiscount ou, encore Carrefour, de l'accompagner dans la commercialisation de ses produits.

  • Wiko est monté en puissance sur la communication : quel a été l'élément déclencheur ?

Quand je suis arrivée chez Wiko, il y a deux ans, j'ai mené une étude de notoriété spontanée / assistée sur la marque. La conclusion a été sans appel : nous étions davantage vendus que connus (7 % de notoriété spontanée). Nous avons donc travaillé notre plateforme de marque en interne, avec l'aide d'une agence, afin que tous les collaborateurs de l'entreprise connaissent l'histoire de la marque... et puissent la diffuser. C'est essentiel : en 2014, nous étions à 95 % franco-français ; aujourd'hui, nous sommes présents dans quelque 30 pays.

"Nous diffusons sur les réseaux sociaux des campagnes décalées"

Nous avons également mis l'accent sur les réseaux sociaux, sur lesquels nous diffusions des campagnes virales décalées et proches des consommateurs, à l'instar de celle imaginée pour la sortir du Wiko "Fever", un Smartphone phosphorescent - vendu en édition limitée dans les lovestores Passage du Désir et les concept-stores Lick - accompagné d'un préservatif phosphorescent. Pour l'occasion, une campagne de quatre films a été diffusée sur le digital, en décembre 2015.


  • La réputation d'une marque "pour les geeks" colle à la peau de Wiko. Est-ce le cas ?

Cette réputation "pour les geeks" vient du fait que nos mobiles ne possèdent pas de surcouche constructeur. Et c'est vrai : ce sont bien les geeks qui ont contribué à la notoriété de Wiko, en créant une communauté dédiée très active, les Wikonautes. Aujourd'hui, nous aimerions nous installer plus largement sur le segment des 15-34 ans. Pour cela, nous travaillons à mieux connaître nos consommateurs, en collectant des données via des opérations de communication, des salons, ou, encore, des offres de remboursement. Cela nous permet d'enrichir notre CRM, ce qui constitue l'un des grands enjeux du printemps 2016.