Recherche

[Tribune] Un marketeur doit-il apprendre à diffuser des vidéos ?

Publié par le - mis à jour à
[Tribune] Un marketeur doit-il apprendre à diffuser des vidéos ?

Comme chaque mois, Hervé Kabla (agence Be Angels) s'interroge sur une évolution du marketing, et ses conséquences sur les marketeurs. Aujourd'hui, la vidéo est à l'honneur.

  • Imprimer

La mode est à la diffusion de contenus vidéo. Vous en doutez ? Voici de quoi vous faire changer d'avis : ouvrez votre navigateur préféré, sélectionnez la fonction " historique ", rouvrez les dix ou vingt dernières pages que vous avez consultées, et comptez la proportion de celles qui n'affichent aucun contenu vidéo. Perplexe ?

Poursuivons notre jeu. Ouvrez Facebook, Twitter ou encore LinkedIn et faites défiler le flux d'actualité. Combien de vidéos comptez-vous ? Toujours perplexe ? Allez donc faire un tour sur un site d'information en ligne, comme emarketing.fr, ou celui d'un quotidien national, comme Le Monde, Le Figaro ou Les Echos. Si vous ne repérez pas la petite flèche vers la droite superposée à une image d'une définition plutôt mauvaise, caractéristique d'un player vidéo, c'est que vous avez une mauvaise vue.

L'explosion de contenus au format vidéo est un phénomène relativement récent, dont l'ampleur ne cesse de croître. Car replongez une dizaine d'années en arrière, à cette époque où YouTube n'était pas encore cette plateforme populaire, et où la diffusion de vidéos supposait qu'on charge un document de plusieurs dizaines de méga-octets sur un serveur, qu'on achète de la bande passante pour le diffuser, et qu'on s'inquiète de la disponibilité du codec pour lire cette vidéo avec la même facilité depuis un Mac qu'un ordinateur fonctionnant sous Windows. Si vous faites partie de cette génération de marketeurs qui sont entrés sur le marché du travail au début des années 90, vous vous souvenez parfaitement de cette époque...

Stockage, diffusion et partage

YouTube a tout changé. Lui et ses congénères : Dailymotion, Vimeo, Hulu, UStream, Brightcove, etc. Leur force réside dans une trilogie parfaitement rôdée.

Premier élément, l'hébergement : ces sites sont avant tout des plateformes d'hébergement, aux capacités de stockage infinies ou presque. Peu importe la taille, le format ou la longueur e vos contenus vidéo, ces sites sont prêts à tout diffuser, et à vous offrir l'hébergement et la bande passante nécessaire. Du coup, diffuser une vidéo dans un format barbare type MP4 directement depuis son site est une hérésie, qu'il m'arrive pourtant de constater de temps à autre sur des sites dont je tairai le nom, par courtoisie. Pourquoi s'obstiner à vouloir épuiser les ressources de son serveur en diffusant des fichiers de plusieurs centaines de mégaoctets lorsque des sites se proposent de vous en décharger ? Cela reste un mystère pour moi.

Second élément de cette trilogie, le player intégré. Le player YouTube, comme celui de Dailymotion ou de leurs concurrents, fonctionnent sur une très grande variété d'appareils. Inutile de vous préoccuper de codec ou de mettre en place un player Java sur votre site, le player YouTube ou autre se charge du travail. Qu'un nouveau format de tablette ou qu'un nouveau système d'exploitation sorte, et l'équipe de développement se charge de mettre à jour ce player pour les supporter.

Lire la suite en page 2

Hervé Kabla, directeur général de Be Angels