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Les Français jugent les marques de plus en plus intrusives

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Les Français jugent les marques de plus en plus intrusives

Les consommateurs ne souhaitent pas que leurs données personnelles soient stockées par les marques. Paradoxe : ils partagent ces informations contre des réductions et autres avantages.

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La "privacy" en danger ! 78 % des consommateurs interrogés par l'agence Publicis ETO et le cabinet Toluna se disent dérangés par le fait que des informations de leur vie privée soient collectées et enregistrées dans une base de données. Selon la 5e édition du baromètre, le niveau perçu d'intrusion des marques serait en forte hausse : le pourcentage d'individus pour qui ce niveau paraît élevé a ainsi augmenté de 41 à 61 %. "Les marques doivent plus que jamais être transparentes avec leurs consommateurs et mettre en place des chartes déontologiques de respect de la vie privée", conseille Publicis ETO.

La vision de marques "Big brother" demeure vivace. Pour preuve, près de la moitié des interrogés ne souhaitent absolument pas que les marques connaissent leur position géographique ou leur historique de navigation Web, en dehors de l'écosystème de la marque. Les offres reçues par email ou le taux de fréquentation des magasins représentent aussi des données sensibles.


Des données contre des avantages

Ambivalents, les consommateurs sont néanmoins prêts à partager certaines informations personnelles en échange de services associés à leurs achats (33,8 %), d'offres de réduction (32,5 %), d'invitations à des événements privés, de cadeaux ou d'avantages divers. "Les réductions, bons d'achat, cadeaux et autres offres transactionnelles remportent toujours beaucoup de succès a fortiori en période de crise. Toutes les occasions de renforcer son pouvoir d'achat sont bonnes à prendre", analyse le baromètre.

42,5 % des individus perçoivent comme favorable ou très favorable la possibilité pour une marque ou une enseigne de préparer un choix de produits en fonction de ce qu'il connaît de vous. Certaines données sont donc considérées comme moins "confidentielles" par les consommateurs, telles que la date de naissance, les loisirs, la zone de résidence, l'activité professionnelle ou les grands événements de sa vie. A contrario, les informations ayant trait à l'argent restent taboues (revenus, montant de l'épargne, biens possédés).

Enfin, 67 % des répondants ne sont pas d'accord avec le fait que les réseaux sociaux puissent exploiter leurs données personnelles pour mieux cibler les messages publicitaires, voire même les personnaliser. Ils sont plus de 70 % à ne pas tolérer que les marques puissent accéder à des données issues des réseaux sociaux.

Méthodologie : 5e édition du baromètre de l'intrusion. 1 026 répondants.