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[Chronique] Un marketer doit-il se souvenir ?

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[Chronique] Un marketer doit-il se souvenir ?

Alors que la France commémore les attentats sanglants de janvier dernier, Hervé Kabla s'interroge sur la pertinence et l'impact marketing du devoir de mémoire.

En ce début d'année, la France se souvient des événements qui ont ensanglanté le début de l'année 2015. Un an après les attentats de Charlie Hebdo, de Montrouge et de l'Hypercacher, pas un jour ne passe sans que la presse, la télévision, la radio, les politiques, ne nous rappellent les événements tragiques qui se sont déroulés au début du mois de janvier 2015. Il est nécessaire de marquer le premier anniversaire d'un événement aussi grave. Mais l'emballement commémoratif qu'il produit frise l'excès. Quels enseignements un marketeur peut-il en tirer ?

Un besoin de partage social

La commémoration d'un événement est intimement liée à la notion d'anniversaire, qui s'ancre en nous dès l'enfance. Les premiers anniversaires, ceux de la petite enfance, sont joyeux, expressifs, ritualisés. Fêter un anniversaire, c'est partager une certaine forme de bonheur avec son premier cercle, c'est un événement social d'une importance capitale dans la formation de certaines formes de relations humaines.

Les années s'accumulant, on est amené à fêter d'autres anniversaires plus ou moins agréables, des anniversaires de mariage aux anniversaires de décès. Mais il reste toujours ce besoin de marquer une date précise du calendrier, et d'y associer une partie de son entourage. D'autres anniversaires prennent une ampleur nationale, et apportent au peuple où à la nation certains de ses éléments de storytelling fondateur. Du 14 juillet au 11 novembre en passant par le 1er et le 8 mai, notre calendrier en est rempli.

Point trop n'en faut...

À l'échelle d'une entreprise, le besoin mémoriel est moins marqué. Les dates de création