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Les nouveaux modes de paiement posent question

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Les nouveaux modes de paiement posent question

Si le paiement est porteur d'innovation, le véritable changement se situe au niveau des technologies. Le défi ? Simplicité et sécurité.

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"Le paiement est un mal nécessaire, sourit Christophe Van Cauvenberghe, responsable innovations paiements à la Société Générale. Aujourd'hui, celui-ci se trouve bouleversé par les nouvelles technologies, l'ouverture du paiement sur Internet ou, encore, le foisonnement d'initiatives. En Pologne, un site de vente propose, par exemple, 43 solutions de paiement différentes, ajoute-t-il, en introduction de l'atelier "Paiement et innovation" de la première édition du Customer Innovation Day, organisée par l'International Business School ICD, le 2 avril. Car ici, et ailleurs, les solutions de paiement - mobiles, en tête - se multiplient : de PayPal, aux communautaires Apple Pay - service de paiement mobile proposé par Apple - et Google Wallet - système de paiement par téléphone mobile proposé par Google à ses utilisateurs - en passant par Leetchi ou bitcoin, pour ne citer qu'eux.

SMS, sans contact... "Le paiement est porteur d'innovation, mais le vrai moteur de changement n'est pas le paiement en lui-même, sinon les technologies de paiement qui permettront de le simplifier et de le rendre moins cher, ajoute Olivier Vandenbilcke, chief data officer à la BNP Paribas. Le sujet est pleine mutation, avec plus de questions que de réponses. Par exemple, comment proposer de nouvelles options de paiement "mass market et user friendly", respecter la sécurité des utilisateurs et ne pas compromette leur confiance, ou, encore améliorer la performance et les coûts d'usage."

La France, en démarrage sur le paiement mobile

Le paiement mobile, une des options de paiement à disposition des consommateurs, demeure encore embryonnaire, en France. "Le paiement mobile recouvre une diversité des usages ; des promesses marketing variées - paiement, shopping, sécurité, rapidité, services associées -, explique également Laurent Nizri, vice-président de l'association de l'économie numérique Acsel et CEO d'Altéir Consulting. Mais aussi, différentes technologies - NFC, SIM, HCE, Cloud - et réglementations - DSP 1, directives AML, CNIL."

Selon ces experts, dans l'hexagone, le paiement mobile représente 22 % des modes de paiement, alors qu'il équivaut à 50 % au Japon, et 41 % au Royaume-Uni. "Cela dépend de la culture, de l'environnement, précise Christophe Van Cauvenberghe, et pour la France, du fait que notre système de carte bancaire est l'un des mieux développé au monde, ce qui est la pire situation pour l'innovation.""

Comment, alors, implémenter le paiement mobile, comme une option évidente ? "Il y a trois facteurs clés de succès, conclut Christophe Van Cauvenberghe,la sécurité, la taille critique, et la simplicité. Notre conviction est donc qu'il faut déployer des solutions mobiles, qui restent simples d'utilisation et sécurisées."