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[Big Data Paris 2018] SNCF : un train d'avance sur la maintenance prédictive

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[Big Data Paris 2018] SNCF : un train d'avance sur la maintenance prédictive

Cyril Verdun, Directeur du Cluster Ingénierie Matériel pour SNCF Mobilités, s'est engagé avec ses équipes sur la voie (sans jeu de mots), de la maintenance prédictive. Il s'exprimera au Big Data Paris, lors d'une conférence consacrée à l'optimisation des processus de maintenance au sein de la SNCF

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On s'attend finalement assez peu à trouver un acteur tel que la SNCF aux avant-postes de l'innovation en matière de données. Dans quel cadre sont-elles exploitées ?

CV : Depuis 4 ans environ, nous avons cherché à tirer profit de ces données que nos trains sont en mesure de générer. Il faut savoir qu'un train moderne est en mesure de faire remonter près de 70 000 données par mois. Autant d'indications précieuses si l'on sait les analyser. Et c'est bien là tout l'enjeu. Ces informations n'ont de valeur que si l'on sait les exploiter ! Nous avons par conséquent dû réinventer toute notre chaîne de valeur, depuis la collecte de l'information, en passant par l'homogénéisation des datas et jusqu'à la prise de décision par rapport à cette information. Les données doivent nous permettre d'être plus efficaces pour que nos équipements soient toujours plus fiables. Les données dont nous disposons proviennent de plusieurs sources, en télédiagnostic ou dans une dimension CBM (Condition-based maintenance) où des signaux faibles sont exploités pour détecter les anomalies avant qu'elles n'aient des conséquences trop importantes. Nos 15 data-scientists travaillent donc main dans la main avec les opérateurs de maintenance pour comprendre, décrypter, analyser ces informations et les transformer en ordre d'interventions transmis intelligemment aux bons opérateurs au bon moment. Notre démarche répond à un objectif clé : réduire l'indisponibilité des trains, améliorer la fiabilité et permettre aux opérateurs d'aller à l'essentiel.

Chaînes de valeur, Data Scientists, MRO, autant de termes qui sont très loin de la Bête Humaine de Zola. C'est un véritable esprit start-up qui vous anime ?

CV : Il est certain que nous sommes loin des images d'Epinal ! Les opérateurs de maintenance au sein de la SNCF sont désormais plus souvent équipés d'une tablette tactile et d'un ordinateur portable que de lourdes clés à molettes et de bidons d'huile. Les trains récents ont un très haut niveau de technicité. A titre d'information, on trouve au sein des Franciliens, des Regiolis, ou des TGV notamment, près d'1,2 Km de câbles électronique au mètre... Un train peut faire jusqu'à 160 mètres de long... La mécanique pure, si elle existe, est moins présente que par le passé. Alors effectivement, cette technicité, la valorisation de toutes ces données que nos trains nous envoient au quotidien, cela nous oblige à repenser sans cesse nos méthodes, dans une perpétuelle quête d'innovation, d'amélioration. Comme vous l'observiez, il y a un véritable esprit start-up, y compris auprès des opérateurs, qui sont les premiers à s'enthousiasmer pour cette nouvelle façon de concevoir la maintenance !

Quelles sont les raisons qui vous ont incité à prendre la parole dans le cadre du salon Big Data Paris 2018 ?

CV : Nous souhaitons clairement montrer que les Big Data sont, d'ores et déjà une réalité à la SNCF. Nous sommes véritablement à la pointe de la maintenance prédictive, en Europe et dans le monde. Nous souhaitons tout simplement le faire savoir. Nous innovons sans cesse, dans une démarche très pragmatique qui a une influence directe sur le quotidien des voyageurs. Cela rend notre mission très excitante. Notre témoignage, c'est aussi une façon de mettre en valeur l'engagement de toutes nos équipes, des ingénieurs aux opérateurs de maintenance, dans l'usage des données.

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