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Méthodologie

La boîte à outils de la Prise de décision

Chapitre I : Le pilotage de la décision

  • Retrouvez 8 fiches outils dans ce chapitre
  • Publié le 11 déc. 2017
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La boîte à outils de la Prise de décision

8 chapitres / 59 fiches

Piloter la performance décisionnelle

Résumé

Prendre une décision, seul ou en équipe demande au décideur de piloter un processus complexe. Pour prendre une décision, il faut en premier lieu définir l'objectif que l'on veut atteindre, valider les ressources en expertises et en créativité et enfin définir le cadre décisionnel.

Ces éléments de pilotage permettront à l'équipe et au décideur de concentrer leur effort à la recherche de solution. Piloter une décision, c'est se donner les moyens de trouver la meilleure solution en fonction de critères.

Pourquoi l'utiliser ?

Objectifs

Le pilotage de la décision doit permettre au décideur d'assurer le déroulement du processus décisionnel tout en impliquant les acteurs à la prise de décision et donc aux évolutions nécessaires qui en résulteront. Piloter une décision, c'est apporter à tous les participants les informations utiles et nécessaires à quatre niveaux :

  • Opérationnel : les expertises et les ressources disponibles pour la prise de décision.
  • Tactique : l'organisation et les processus accessibles et adaptés.
  • Stratégique : le cadre décisionnel pour limiter l'ensemble des solutions.
  • Gouvernance : les motivations de la prise de décision.

Contexte

Lorsque la prise de décision sollicite des participants venant d'univers différents avec des objectifs pouvant diverger, définir dès le départ les quatre facteurs de pilotage permettra au décideur de fédérer les participants autour d'un objectif accepté et de réguler les divergences possibles. Cette première étape devra valider l'objectif commun, les organisations possibles, les ressources nécessaires à la prise de décision, surtout lorsque celle-ci doit se faire en équipe pluridisciplinaire.

Comment l'utiliser ?

Étapes

  • Vérifier si les éléments en notre possession sont bien réels. Lever les interprétations, c'est assurer à la décision un départ sur des bases solides. Pour cela, le décideur devra clarifier les informations en pratiquant des interviews ciblées au sein des différents systèmes impliqués par la prise de décision.
  • Partager les informations avec l'ensemble des acteurs de la prise de décision. Dans le cas d'une prise de décision collective, ce partage d'information permettra à chaque participant de connaître avec précision dans quel contexte se situe la prise de décision, quelles seront les ressources disponibles et quelle sera l'organisation de la prise de décision, ce qui favorisera leur implication.
  • Utiliser des données de pilotage tout au long du processus décisionnel donnera à chaque participant son cadre opérationnel et une vision globale des rôles de chacun pour assurer leur autonomie opérationnelle.
  • Méthodologie et conseils

    • Définir l'objectif avec précision pour valider le résultat attendu.
    • Valider les ressources nécessaires et surtout s'assurer de leur accessibilité pendant le processus.
    • Identifier les contraintes et déterminer les points sensibles.
    • Prédéterminer une organisation dans ses grandes lignes.
    • Exposer les éléments validés en toute transparence et réguler les interprétations.
    • Réguler les différents points de vue et solutionner les désaccords de manière constructive.
    • Bâtir ensemble des règles et des outils de travail collaboratif.
    Avantages
    • La mise en commun des éléments de pilotage et la co-construction de l'organisation favoriseront l'implication des acteurs.
    Précautions à prendre
    • Clarifier avec l'ensemble des acteurs les éléments de la prise de décision peut mettre à jour des divergences qu'il faudra réguler dès le départ afin de démarrer sur des bases saines.

    Jean-Marc Santi, Stéphane Mercier, Olivier Arnould