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La boîte à outils du Management

Chapitre V : Le manager et la dimension du temps

  • Retrouvez 7 fiches outils dans ce chapitre
  • Publié le 1 déc. 2017
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La boîte à outils du Management

8 chapitres / 64 fiches

Le temps n'est pas élastique : quelle que soit la demande, l'offre n'augmente pas. Le temps est périssable, ce qui est passé est passé, le temps d'hier ne reviendra jamais. Peter Drucker disait : " rien ne distingue un cadre efficace, seul peut-être le soin jaloux qu'il prend de son temps. Et tous les cadres, les managers, ceux qu'on peut appeler les travailleurs du savoir, ont beaucoup de mal à estimer le temps qu'ils passent pour telle ou telle tâche ".

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De la même manière, des expériences menées en laboratoire ont montré que des personnes enfermées dans un endroit sont incapables d'estimer avec justesse l'exacte durée de leur enfermement. La représentation que se fait un cadre de l'emploi de son temps n'a le plus souvent aucun rapport avec la réalité enregistrée par un chronométrage précis.

Les 4 volets de la gestion du temps

  • Les voleurs de temps : il s'agit de saisir, parmi l'ensemble des sollicitations liées à son travail de manager, quelles sont celles qui mangent du temps inutilement.
  • L'analyse de son temps : l'outil propose des critères (importance, urgence, plaisir...) pour analyser l'ensemble de ses activités et trouver une autre organisation de son temps.
  • L'aptitude à déléguer : puisqu'un moyen de gagner du temps, c'est de déléguer des activités, il est souhaitable de mesurer son aptitude à déléguer, c'est-à-dire finalement à faire confiance à d'autres que soi.
  • Les conditions de la délégation : déléguer n'est pas se débarrasser sur les autres des tâches qu'on ne souhaite pas remplir par manque d'intérêt ou manque soudain de temps. La délégation ne s'improvise pas, elle s'organise avec des conditions très précises.

Vers un temps contributif

Le temps est la ressource la plus rare et rien ne peut se faire si on ne la gère pas. Le cadre distinguera le temps qu'il doit nécessairement donner aux autres, le temps qu'il ne peut refuser (les pairs, les collaborateurs, son propre supérieur hiérarchique, les clients, les fournisseurs et le temps qu'il lui reste pour apporter une véritable contribution (rapport, prospective, réflexion).

Si ce temps est proche de zéro, il existe là un vrai dysfonctionnement. Certes le temps " contributif " ne sera sans doute jamais très important, mais il faut vraiment se poser la question de l'intention : ai-je réellement envie d'avoir du temps pour apporter ma valeur ajoutée à l'entreprise ? Finalement, gagner du temps, gérer son temps ne seraient-ils pas une question de méthode plus que d'intention ?

Patrice Stern, Jean-Marc Schoettl