Recherche
Se connecter
Méthodologie

La boîte à outils de la Prise de décision

Chapitre III : La carte heuristique ou carte mentale

  • Retrouvez 8 fiches outils dans ce chapitre
  • Publié le 11 déc. 2017
©

La boîte à outils de la Prise de décision

8 chapitres / 59 fiches

Les composants d'une carte heuristique

Source : Anthony Buzan.

Résumé

Alors que de nombreux outils existaient pour traiter des informations de façon linéaire, peu de places était laissée aux outils nous permettant d'utiliser nos immenses capacités cérébrales. En 1970, Anthony Buzan y remédie en créant la carte heuristique ou carte mentale. Il affirme que la représentation visuelle est en meilleure harmonie avec le fonctionnement naturel du cerveau et de ses deux hémisphères. La carte heuristique est une méthode de traitement systémique des informations à l'aide d'images et de liens qui permettent d'avoir une vision d'ensemble pour un sujet donné.

Pourquoi l'utiliser ?

Objectifs

La carte heuristique représente un ordonnancement temporaire de liens entre des données suivant une architecture sous forme d'arbre, dont l'objectif est de structurer et/ou de faire émerger de l'information. Elle appartient à la famille des outils qui servent à visualiser l'information de manière schématique. Elle favorise aussi une compréhension quasi instantanée des situations complexes. C'est une méthode qui consiste à " cartographier " la réflexion sur un thème.

Contexte

L'utilisation des cartes heuristiques est appropriée lorsque les informations à traiter ont de nombreuses interactions mutuelles et ne peuvent être étudiées par des processus linéaires comme les diagrammes causes/effets. De même, dans les processus décisionnels collectifs, la carte mentale permet d'avoir une vision d'ensemble des informations à traiter.

Comment l'utiliser ?

Étapes

  • Mettre l'idée, le problème, la question, le thème, le concept général au centre d'une feuille et lui associer une image.
  • Les idées ou rubriques principales sont disposées autour de l'image centrale dans un mouvement horaire, sous forme de branches. Chaque branche s'accompagne d'une image ou d'une expression associée à l'idée. Celle-ci est exprimée en un seul mot.
  • Les idées périphériques sont représentées par des " rameaux " de la branche connexe. Au fur et à mesure que les idées viennent, de nouveaux mots clés les représentant sont à indiquer sur des rameaux partant de cette branche.
  • La carte mentale est finalisée avec toutes les informations qui peuvent avoir une importance :

    • ajouter des liens entre les branches ;
    • mettre en évidence le rapport entre les idées en utilisant des flèches ;
    • symboliser les mots clés par des dessins et utiliser des couleurs.

    Méthodologie et conseils

    Pour bien commencer, une feuille blanche et des crayons de couleur ou des feutres suffisent. Réalisées avec des logiciels de création, les cartes deviennent d'une grande richesse et peuvent être modifiées très facilement au fil de la réorganisation des idées.

    Quelques règles à respecter :

    • les cartes se lisent dans le sens horaire. À partir de l'idée centrale, le premier noeud " enfant " apparaît en haut à droite. Les autres noeuds, de même niveau, suivent dans le sens des aiguilles d'une montre. Il en va de même pour les noeuds de deuxième ou de troisième niveau ;
    • il est préférable de n'utiliser qu'un ou deux mots clés par noeud ;
    • la hiérarchisation des idées peut être mise en évidence par la taille des caractères, l'épaisseur des traits ou par une numérotation.
    Avantages
    • La carte mentale assure une lecture rapide des informations sans verbiage inutile, formalise les liens de dépendance, facilite les associations d'idées et stimule le cerveau grâce aux images.
    Précautions à prendre
    • Attention à ne pas surcharger la carte mentale. Avant toute chose, c'est un outil qui doit faciliter la lecture et le traitement des informations.
  • Jean-Marc Santi, Stéphane Mercier, Olivier Arnould