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Méthodologie

La boîte à outils de la Prise de décision

Chapitre VII : L'usage de la logique de contrôle

  • Retrouvez 7 fiches outils dans ce chapitre
  • Publié le 11 déc. 2017
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La boîte à outils de la Prise de décision

8 chapitres / 59 fiches

Le processus de la logique de contrôle

Résumé

Dans la logique de contrôle, une vision créative de la décision se dessine selon laquelle, le décideur n'a plus besoin de le prévoir s'il peut contrôler le résultat. L'action est source d'apprentissage mais également de transformation du contexte. Dans cette approche, la décision influence l'environnement dans lequel elle s'applique et doit donc être construite en fonction des réactions de celui-ci. Il y a interdépendance entre la décision et son contexte.

Pourquoi l'utiliser ?

Objectifs

La logique de contrôle permet de co-construire une solution fiable par évolutions successives. C'est un espace d'apprentissage et de transformations mutuelles entre la décision et son contexte afin d'atteindre un équilibre satisfaisant. Cette approche favorise également :

  • la construction plus rapide de prototypes et leur confrontation directe au marché ;
  • la mesure rapide des contraintes et des résistances à la réalisation de la décision et l'identification des leviers pour les réguler ;
  • l'évolution de la solution et de son contexte par essais successifs.

Contexte

Malgré son qualificatif qui peut laisser croire en une maîtrise totale du processus, la logique de contrôle a été élaborée pour les décisions en contexte d'incertitude. Le postulat de départ est simple : " aborder le contexte non comme il est mais comment il peut évoluer ".

Comment l'utiliser ?

Étapes

  • Identifier la situation problématique à l'origine de la décision et la mesurer. Quels sont les aspects en dysfonctionnement et leurs causes ? Quelles sont leurs conséquences et quel est leur degré d'importance ?
  • Construire les scénarios de résolution de la situation problématique. À ce stade le décideur pourra explorer la piste de l'expérience, c'est-à-dire identifier des problèmes similaires et les solutions apportées. Il pourra également faire place à l'innovation en imaginant des solutions nouvelles sans se laisser contraindre par le contexte.
  • Élaborer une solution satisfaisante. À ce stade le décideur ne recherchera pas la " meilleure " solution mais un prototype de solution qui répond aux plus grands nombres de contraintes.
  • Tester le prototype en situation réelle en définissant un cadre de réalisation pour limiter les facteurs de risque et de dysfonctionnement.
  • Prendre la décision de réalisation. En testant le prototype, le milieu où doit s'implanter la décision pourra identifier les points de résolution et donc aura une capacité d'acceptation plus développée et des résistances moindres.
  • Méthodologie et conseils

    Afin de mener à bien ce processus décisionnel, le décideur doit apporter une attention toute particulière à la définition du cadre de réalisation. Dans un milieu complexe, les modifications apportées à une partie peuvent avoir des répercussions sur le tout, ce qui peut justifier des freins à son évolution. Afin de réduire ces résistances, le décideur devra définir un cadre restreint pour la mise en place du prototype. Travailler sur des environnements de tests réduits et faire des essais sur un panel représentatif sont autant de possibilités pour assurer au prototype un succès immédiat qui favorise la réalisation de la décision.

    Avantages
    • Cette approche permet aux bénéficiaires de tester rapidement la solution, d'en identifier les apports positifs et de se l'approprier plus rapidement.
    Précautions à prendre
    • Le décideur doit faire attention à ne pas avoir trop d'écarts entre le cadre de test du prototype et le contexte réel de la mise en place de la solution au risque de voir la solution rejetée.

    Jean-Marc Santi, Stéphane Mercier, Olivier Arnould