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Adopter les attitudes clés de la prise de décision

Chapitre : Adopter les attitudes clés de la prise de décision

  • Publié le 11 déc. 2017
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Adopter les attitudes clés de la prise de décision

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La décision est souvent abordée en tant que résultat de méthodes, outils et techniques. Bien qu'ils soient indispensables pour faciliter la décision et assurer son application, ces instruments ne sont pas à eux seuls un gage de réussite. La plupart des chercheurs s'accordent à dire que l'émotion est une caractéristique essentielle de la prise de décision et se décline en 3 types : les émotions liées à une expertise sur la décision à prendre, les émotions associées à une expérience émotionnelle antérieure, et les émotions spontanées sans lien avec une expertise ou une expérience passée.

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Les attitudes néfastes à la prise de décision

  • Comment un décideur imagine-t-il et évalue-t-il ses choix ? Le modèle de prise de décision souvent utilisé est basé uniquement sur une évaluation des gains attendus au regard des coûts supportés.
  • L'indépendance. Si le décideur ne tient pas compte des contraintes du contexte dans lequel la décision est prise, il risque d'arrêter son choix sur une option qui demande trop de changements de règles.
  • L'impulsivité. Trop d'enthousiasme nuit et l'impulsion est souvent l'ennemi de la raison quand il s'agit d'estimer la faisabilité de la décision.
  • L'invulnérabilité. Ne pas évaluer les risques à leur juste valeur dessert la décision, mais avant tout, c'est un frein à son acceptation. De plus, cette attitude est souvent associée à un comportement de domination qui bloque toute collaboration.
  • La résignation et l'inhibition. Accepter une décision sans en être convaincu créera un contexte favorable aux rancoeurs et à l'abandon du choix dès les premiers écueils.

Les attitudes qui facilitent la prise de décision

  • Envisager la problématique avec un regard différent. Parfois, faire un pas en arrière est la meilleure façon d'aller de l'avant.
  • Prendre des décisions fondées sur des preuves ou des observations validées. Souvent, le décideur a tendance à utiliser son jugement et à appuyer sa décision sur des éléments issus de sa propre expérience même lorsque les circonstances ne sont pas identiques.


  • Bousculer le statu quo. Les individus ont tendance à privilégier le statu quo au changement et à rester dans leur zone de confort.
  • Obtenir des opinions indépendantes et divergentes. Prendre l'habitude de s'ouvrir aux opinions des autres de recueillir un large éventail de points de vue et surtout d'envisager toutes les possibilités.
  • Donner la parole et favoriser l'échange d'informations. Encourager le franc-parler et créer un climat où les individus peuvent parler sans détour même si cela dérange.
  • Apprendre à reconnaître les risques. Ce type d'exercice peut aider à distinguer les pièges éventuels d'une décision et à prendre des mesures pour les éviter. Même une décision bien conçue comportera des problèmes potentiels. Le décideur doit étudier tous les faits, bons et moins bons, sans sous-estimer les investissements et les efforts requis.
  • Oublier les erreurs passées. Prendre des décisions éclairées signifie tenir compte des faits qui sont disponibles à ce moment-là.
  • Être honnête avec soi-même. Prendre conscience de ses motivations peut aider à demeurer objectif et à chercher la solution optimale.

Jean-Marc Santi, Stéphane Mercier, Olivier Arnould