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UberFresh, UberCargo, UberKittens... Uber continue son " uberisation " de la société

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UberFresh, UberCargo, UberKittens... Uber continue son ' uberisation ' de la société

Livreur de repas, distributeur de crèmes glacées, de petits chats ou de vaccins contre la grippe, l'empire Uber apparait aujourd'hui pleinement pour ce qu'il est, un véritable rouleau compresseur technologique.

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" Tout le monde a peur de se faire uberiser ". La phrase est signée du P-dg de Publicis, Maurice Levy, rarement avare de bons mots. Traduction : bien des acteurs de l'économie traditionnelle frémissent aujourd'hui à la seule idée qu'Uber s'intéresse à leur marché.

Car il est vrai qu'Uber est de ces groupes Internet qui procèdent par à-coups (en testant régulièrement de nouveaux services sur des marchés ou dans des contrées parfois quelque peu improbables) et par coups de butoir (juridiques de préférence en violentant si besoin est telle ou telle législation).

L'image d'un Uber (ex-UberCab), dont les activités seraient exclusivement circonscrites - au grand dam des chauffeurs de taxi - au transport de voyageurs en VTC est désormais largement dépassée, et le sera plus encore demain.

Créée en 2009, l'ex-startup vient de lever 1,2 milliard de dollars. Elle est aujourd'hui présente dans 45 pays et dans quelque 200 villes. Elle compte près de 2 000 employés et rien qu'en France, près de 500 000 clients. Son maître mot : diversification.

Au niveau du transport de voyageurs, cela se traduit par une segmentation forte des offres (uberPOOL, uberPOP, uberX, BERLINE, VAN). Mais c'est du côté des services que l'évolution d'Uber est la plus spectaculaire. Au point même que certains observateurs spécialisés voient déjà dans la société fondée par Travis Kalanick, le prochain Google ou le futur Amazon.

Quelques exemples : cet été aux Etats-Unis, et plus particulièrement en Californie (Santa Monica, Beverly Hills, West Hollywood), Uber a lancé UberFesh, un service de livraison de repas.

Marchés tests

Le principe ? Etre livré, ou plutôt réceptionner en moins de 10 minutes auprès d'un chauffeur Uber, une commande passée auprès de l'un des restaurants participants à l'opération (la liste change chaque semaine et les plats proposés sont imposés).

Le service est ouvert de 11h30 à 14h30 et de 17h30 à 20h. Il n'en coutera que 3 dollars de frais de livraison, et ce, quel que soit le nombre de repas ou de plats commandés.

A New York, place à UberRush, un service de coursiers (à pied ou à vélo) facturé entre 15 et 30 dollars. Et puis il y a les opérations limitées dans le temps, dont le succès va grandissant, qu'il s'agisse d'UberIceCream (livraison de crème glacée), d'UberKittens (à l'occasion de la " journée annuelle du chat "), ou d'UberHealth (pour la vaccination contre la grippe).

Pour les étudiants, UberMovers est là pour les aider à déménager. Et comme un lointain écho, à Hong-Kong cette fois, Uber vient de lancer UberCargo, un service qui met à la disposition des clients de grands vans pour qu'ils y chargent leurs affaires parfois volumineuses (vêtements, meubles...).

Ici, il en coûte 20 cents (1,60 dollar de Hong-Kong) par minute de charge, en plus d'un tarif de base de 2,60 dollars. Et 60 cents par kilomètre une fois le véhicule en mouvement.

Qui a dit qu'Uber n'aspirait qu'à être le roi du VTC?