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Publicité: 70 % des internautes la juge "intrusive"

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Publicité: 70 % des internautes la juge 'intrusive'

Display, pop up, lancement automatique des vidéos… La publicité sur Internet n'a pas la côte chez les internautes, selon un sondage IFOP, réalisé pour l'Atelier BNP-Paribas.

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Jeune, créative, souvent humoristique et décalée, la publicité sur le Net est-elle appréciée des internautes ? Le verdict, recueilli par l’IFOP, dans le cadre d’un sondage* réalisé pour l’Atelier BNP-Paribas est assez sévère. 83 % d’entre eux estiment qu’elle constitue une entrave à la navigation. Pire, elle est jugée plus intrusive (70 % des personnes interrogées) que la publicité classique.
Displays, pop up, vidéos à déclenchement automatique… ces formats ne recueillent pas vraiment l’adhésion. « Ce qui peut s’expliquer, par la relation à ce média, plus directe, plus intime. Du coup, les interruptions publicitaires sont plus fortement ressenties », expliquait Frédéric Michaud (IFOP) en présentant cette étude le 26 mai, lors du “Thema” de l’Atelier sur l’intégration des campagnes Web et mobiles dans la communication publicitaire.

L'efficacité du Web démontré
41 % des internautes achètent après avoir cliqué sur un lien sponsorisé. L'efficacité des campagnes sur le Web est avérée. 41% des internautes déclarent avoir acheté un produit ou un service après avoir cliqué sur un lien sponsorisé. La publicité digital a bel et bien un effet incitatif : le taux de transformation après clic (conversion en achat) est élevé. Autrement dit, même s’ils jugent que la publicité peut être une gêne lorsqu’ils surfent sur le Web, les internautes y sont sensibles.

Les publicités les plus classiques (e-mail, bandeau sur moteur de recherche, ou sur un site classique ou encore SMS sur mobiles) sont celles qui plaisent le plus. Un format se détache : l’e-mail (43 % des réponses), le lien sponsorisé vient en second (15 %) puis le bandeau publicitaire (12 %). « Dans les débats actuels, sur la publicité en ligne, les réseaux sociaux, et les vidéos, on oublie souvent l'e-mail », note Frédéric Michaud. C’est pourtant un format qui convient aux internautes, dans la mesure où on clique pour donner son e-mail, une démarche volontaire
(*) Réalisé auprès de 1010 personnes âgés de 18 ans et plus selon la méthode des quotas du 10 au 12 mai.

Claude Alpi