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Météo et consommation : un été maussade

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D'après le baromètre SymphonyIRI Group/Climpact, l'atonie de la consommation durant l'été 2011 s'explique en grande partie par les mauvaises conditions météorologiques.

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Le printemps 2011 avait été assez exceptionnel et les impacts sur la consommation PGC avaient été bénéfiques.
Dans le bilan effectué sur la saison, SymphonyIRI Group a pu estimer, à partir du baromètre Climpact (*) que ces bonnes conditions météo avaient généré une croissance d’activité de l’ordre de 0,2%. L’été 2011 a globalement été beaucoup moins favorable et ce sont les juillettistes qui se souviendront surtout des jours de pluie et de froid plus que des coups de soleil.
Logiquement, la météo entraîné un coup de frein en juin/juillet/août sur les produits de consommation. SymphonyIRI estime que la détérioration des conditions climatiques a pénalisé les achats en GMS à hauteur de 0.6% (-0,5% en juin, -1,4% en juillet et +0,5% en août).

Des raclettes plutôt que des salades fraîches
La symétrie de l’impact de la météo en juin et en août est flagrante sur chacun des grands rayons du PGC. À titre d’exemple, l’impact des variations climatiques sur le marché des bières en juin (-3%) est “compensé” par un +3% sur le mois d’août.
Reste donc principalement en cause le mois de juillet. Durant cette période centrale de la saison, l’impact météo mesuré sur les BRSA et les bières est de l’ordre de -12% et atteint -20% pour les glaces. Les rayons “météo-sensibles négatifs” sont bien sûr orientés à la hausse. Il en est ainsi pour les surgelés salés ou même la crémerie. Mais le manque à gagner sur l’activité générale s’établit à 1,5% pour les produits de grande consommation au cours du mois de juillet.
Au mois de juillet, les Français ont eu tendance, confirme l'étude, à ressortir leurs services à raclette et à fondue plutôt que le barbecue. Les repas chauds et nourrissants à domicile autour d’une table se sont substitués aux salades fraîches ou aux pique-niques. Les gâteaux faits maison ont remplacé le bâtonnet glacé en fin de repas ou au moment du goûter des enfants.

(*) Fondé en 2003 par des experts climat, Climpact est le leader européen de la Business Intelligence Climatique. Un constat : 70% de l’économie est “météo-sensible”. L'offre Weather Competitiveness Services permet aux entreprises de convertir, pour chacun de leurs produits ou services, les fluctuations météorologiques en avantages compétitifs.

Catherine Heurtebise

Catherine Heurtebise

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