Recherche

Consommation : le moral des Européens en berne

Publié par le | Mis à jour le

Résultats d'une enquête on line menée par Nielsen sur le moral des consommateurs dans le monde : le niveau de confiance a chuté dans 60 % des pays mesurés.

  • Imprimer

L’enquête on line sur le moral des consommateurs, lancée en 2005 par Nielsen, mesure la confiance, les préoccupations majeures et les habitudes de consommation de 28 000 internautes dans 56 pays. L’indice 100 indique un degré d’optimisme moyen. La dernière vague* montre que le niveau de confiance a chuté dans 60 % des pays mesurés (35), a augmenté dans 12 d’entre eux et est resté stable dans neuf pays.

Et au niveau européen, il a encore chuté dans 24 pays européens sur 27. La morosité des pays européens se confirme. C’est notamment le cas de la Grèce, qui connaît même une chute de 10 points par rapport au trimestre précédent et atteint un score de 41. L’Espagne, le Portugal et l’Irlande voient respectivement leur indice baisser à 55, 36 et 60.

L’indice de confiance des consommateurs français avait connu, entre les deuxième et troisième trimestres, une chute très significative de 13 points (pointant alors à 56). Il enregistre à nouveau une chute d’un point (à 55 désormais) lors du quatrième trimestre 2011. Au niveau européen, l’indice n’avait pas bougé entre le deuxième et le troisième trimestre, mais chute de trois points, à 71 désormais. Le taux de confiance en Allemagne reste stable à un niveau plus élevé (87). Au niveau mondial, les consommateurs américains sont sur une bonne dynamique à court terme, avec une hausse de leur indice de confiance de six points (de 77 à 83), ainsi que les Chinois dont l’indice a de nouveau augmenté de quatre points, désormais à 108. L’Inde reste en tête du classement.

La sécurité de l’emploi, première préoccupation pour les Français

L’économie reste en tête des préoccupations majeures auprès de 18 % des consommateurs interrogés dans le monde et pour 17 % des Européens. Pour les consommateurs français cette préoccupation arrive derrière la sécurité de l’emploi, citée comme préoccupation principale par 19 % des personnes interrogées. Au même niveau que l’économie (citée par 12 % en premier), on retrouve l’éducation des enfants (12 %) et l’augmentation des factures domestiques (11 %). L’augmentation des prix dans l’alimentaire apparaît plus loin (7 %).
64 % des consommateurs dans le monde pensent que leur pays est en récession, un score en augmentation de deux points par rapport au trimestre précédent. Les consommateurs interrogés en Europe sont à 74 % de cet avis. Nos compatriotes sont, quant à eux, 89 % à penser que la France est en récession, contre 87 % au trimestre précédent. Et 72 % pensent que ce sera toujours le cas lors des 12 prochains mois.

Budget : un comportement qui s’adapte à la crise du pouvoir d’achat

Dans la zone euro, la conjoncture actuelle pousse les consommateurs européens à faire des économies sur les dépenses du foyer. D’une manière générale, 64 % des consommateurs européens et 70 % des consommateurs français disent avoir réduit leurs dépenses par rapport à la même période l’an dernier. Au niveau européen, les consommateurs interrogés sont 59 % à déclarer dépenser moins en achats de vêtements, 54 % répondent baisser leur budget loisirs et 53 % acheter des marques moins chères pour les produits de grande consommation. Pour les consommateurs français, la réduction des factures domestiques arrive en tête du classement (68 %), suivie de la baisse des dépenses en habillement (62 %) et de l’achat de marques moins chères (59 %).

Intentions d’achat : rigueur et prudence de mise

71 % des consommateurs européens interrogés déclarent que la période n’est pas vraiment favorable pour acheter ce dont ils auraient envie ou besoin. Ils sont près d’un sur neuf en France (87 % : 54 % disent que la période n’est “pas vraiment bonne”, 33 % qu’elle est “mauvaise”). 21 % des internautes déclarent ne plus avoir d’argent disponible une fois leurs dépenses courantes réglées. C’est même le cas d’un Français interrogé sur quatre. Enfin, les consommateurs français garderont des séquelles après la crise. Ils assurent qu’ils maintiendront leurs nouveaux comportements : économies d’énergie, moindre utilisation de leur véhicule et recours aux marques économiques notamment.

* La dernière vague de l’enquête Nielsen Consumer Confidence Index a été menée du 29 novembre au 3 décembre 2011, auprès de 28 000 consommateurs dans 56 pays en Asie-Pacifique, Europe, Amérique Latine, Europe de l’Est, Afrique et Amérique du Nord.

Catherine Heurtebise

Catherine Heurtebise

Chef de Rubrique

Une littéraire tombée dans la presse professionnelle communication et marketing ! Société Générale de Presse, Stratégies, CB News, Marketing Profit… Le [...]...

Voir la fiche
Les marketeurs B to B, enthousiastes et heureux

Les marketeurs B to B, enthousiastes et heureux

Les marketeurs B to B, enthousiastes et heureux Les marketeurs B to B, enthousiastes et heureux

La seconde édition du baromètre du moral dans le secteur du marketing, créé par le Cmit et Humeursmarketing.fr, indique des résultats encourageants: [...]

L'IA est-elle l'avenir du marketing?

L'IA est-elle l'avenir du marketing?

L'IA est-elle l'avenir du marketing?

Tirer le meilleur parti de la donnée pour offrir au consommateur une expérience inédite, automatiser les actions marketing dans une dimension [...]

La responsabilité de l'entreprise

La responsabilité de l'entreprise

La responsabilité de l'entreprise

L'entreprise citoyenne doit être attentive à 4 thèmes qui définissent sa responsabilité. La RSE (responsabilité sociale ou sociétale de l'entreprise) [...]

Coca-Cola : dans la réalité (virtuelle) de ses usines

Coca-Cola : dans la réalité (virtuelle) de ses usines

Coca-Cola : dans la réalité (virtuelle) de ses usines

Coca-Cola Entreprise ouvre aux consommateurs les portes de son usine de production de Grigny, dans l'Essonne. La visite est proposée... en réalité [...]

La nouvelle ère des smart shoppers

La nouvelle ère des smart shoppers

La nouvelle ère des smart shoppers

Le consommateur d'hier s'est transformé en un " smart shopper " à la recherche de nouveaux repères promotionnels. Décryptage.

Pop-up stores, de l'opportunisme... à la stratégie

Pop-up stores, de l'opportunisme... à la stratégie

Pop-up stores, de l'opportunisme... à la stratégie

En 2016, dans un secteur du retail challengé, le pop-up store tire son épingle du jeu, pour innover et se rapprocher des consommateurs. Marques, [...]

Les directeurs marketing en mal de confiance

Les directeurs marketing en mal de confiance

Les directeurs marketing en mal de confiance

Les directeurs communication inspirent davantage confiance aux consommateurs que les directeurs marketing, selon une étude réalisée par l'Ifop [...]