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Oto Research analyse le marché français de l'e-réputation

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L'analyse de marché présentée par Oto Research dresse le portrait de l'activité e-réputation en France. Elle dévoile ses acteurs, leurs offres, leurs outils et leurs prix.

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Comment se présente le marché français de l’e-réputation ? Qui sont les principaux prestataires ? Quels outils utilisent-ils ? Quelles prestations proposent-ils et à quels prix ? Un début de réponse à ces questions est fourni par l’Institut d’études Oto Research.
Via le recueil d'informations sur les sites internet des entreprises proposant des prestations en e-réputation, la filiale de l’agence digitale FullSIX publie, en effet, sa première analyse d’un marché en pleine mutation. « En 2009 et 2010, une vingtaine de nouveaux prestataires, low cost pour la plupart, sont apparus dans cette activité, souligne Isabelle Bouttier, chargée de l’analyse et responsable du pôle Veille internet chez Oto Research. 2011 sera une année décisive, car la structuration du marché va démarrer au cours des 12 prochains mois. »

Un marché en effervescence
Les créations d’entreprises, le développement de l’activité chez plusieurs prestataires, la demande croissante des marques pour surveiller leur réputation sur la toile, etc., entraînent une certaine effervescence dans cette activité relativement récente. Du coup, les annonceurs ont parfois du mal à s’y retrouver. L’analyse d’Oto Research permet d’y voir un peu plus clair.
Oto Research a identifié 151 acteurs de l’e-réputation sur Internet. Ils se répartissent en sept types d’entreprises : 40 % d’agences digitales, 14 % d’éditeurs de logiciels,13 % d’agences d’e-réputation, 10 % d’agences de relations publiques, 9 % d’éditeurs et d'agences d’e-reputation, 7 % d’ instituts d’études et 7 % d’agences de communication. Du coté des agences digitales, Havas Digital, suivie par Nurum et Net Booster, se place en tête de liste au vu du chiffre d’affaires réalisé en 2010. En tête du hit-parade chez les éditeurs, l’entreprise Sqli détient le leadership. Parmi les éditeurs et agences d’e-réputation, Spotter, Synthesio et Linkfluence occupent les trois premières places. Euro RSCG et Publicis se placent en première et seconde positions parmi les poids lourds des agences de communication. Même constat du côté des instituts d’études avec Ifop, Ipsos, LH2 et Opinion Way qui prennent la tête du peloton.

Selon l’analyse de Oto Research, le marché est aujourd’hui aux mains de trois grandes catégories de prestataires : les agences digitales et de relations publiques (58 % des prestataires), les agences et les éditeurs spécialisés en veille et e-réputation (25 %) et les agences de communication et les instituts d’étude (17 %). « La première catégorie regroupe des entreprises de taille moyenne alors que les deuxième et troisième catégories sont constituées respectivement de petites sociétés et de grands acteurs historiques de la communication et du marketing », détaille Isabelle Bouttier. Le secteur est porté par des entreprises jeunes qui, pour plus de la moitié, existent depuis moins de cinq ans. »

Tarifs pratiqués
En ce qui concerne le prix de vente des prestations, les entreprises sont peu disertes. Seules 5 % ont accepté d’aborder le sujet. Même si le panel est réduit, Oto Research constate une grande disparité des tarifs avec des différences qui vont de 1 à plus de 35.
Les tarifs pratiqués oscillent, en effet, entre 155 euros HT par an à… 495 euros HT par mois. Si ces prix ne représentent pas la réalité du marché puisqu'ils émanent d'acteurs principalement low cost, l'écart constaté entre un tarif et un autre s'explique par des prestations très différentes. L’analyse montre ainsi que les deux tiers des acteurs du marché proposent uniquement de la veille et de l’analyse alors que le tiers restant y associe une offre de community management.
18 % seulement des prestataires identifiés déclarent utiliser un outil dédié et payant, 2 % font appel à un logiciel gratuit et 62 % n’évoquent aucun outil.
Parmi les logiciels payants cités, AMI Software est le plus utilisé devant Synthesio. Seulement 22 % des prestataires recensés proposent à leurs clients l’accès à un tableau de bord.