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Quand la "sharing economy" et le "crowdsourcing" font bouger les lignes du marketing digital

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Quand la 'sharing economy' et le 'crowdsourcing' font bouger les lignes du marketing digital

Tout en contribuant parfois "à l'insu de leur plein gré" à la paupérisation de professions entières, des services tels que Cloudpeeps, Doz, Creads, Wiligo ou eYeka proposent aux entreprises et aux marques des solutions marketing, à bas-coût, réactives, et agiles.

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Après le transport (BlaBlaCar), l'hébergement (Airbnb), l'éducation, ou bien encore la logistique, la "sharing economy", et son alter-ego le "crowdsourcing" promettent d'impacter durablement le marketing digital tel que nous le connaissons aujourd'hui.

Dans une économie mondialisée, de nouveaux outils permettent aux entreprises de mener à moindre coût et en faisant appel à des experts locaux, des campagnes sur des marchés où, faute de moyens, elles ne se seraient pas autrefois aventurées.

Au-delà des PME, les grandes marques répondent présentes. Dell, Apple, Michelin, Michelin, Nestlé, Gap, Google, Intel, IBM, Pepsi, Red Bull, Microsoft, ou Louis Vuitton... toutes font aujourd'hui appel à Doz.com, une place de marché qui promet de mobiliser dans une quinzaine de pays de par le monde, les meilleures ressources marketing (comprenez "experts") disponibles au niveau local, pour monter une campagne sur un marché étranger.

Sur un autre plan, les grandes marques exploitent désormais toutes les potentialités du crowdsourcing pour faire éclore de nouveaux concepts, pour développer de nouveaux logos, voire de nouveaux produits.

Côté logo, des acteurs comme Creads, ou Wiligo, se sont déjà taillés une solide réputation auprès des communautés de graphistes qui chaque jour voit leur métier se paupériser un peu plus.

Mobilité et réactivité

Chez eYeka, les marques "lancent des défis" au quelques centaines de milliers de créatifs inscrits sur la plateforme. En ce moment par exemple, aux côtés de Clarins, Pringle, Kinder Bueno ou Nescafé, une autre marque de Nestlé, KitKat, propose aux internautes de "l'aider à passer à la vitesse supérieure en proposant une amélioration du produit et/ou du packaging qui justifie l'augmentation du prix de cette délicieuse barre chocolatée".

Les créatifs intéressés ont encore 21 jours pour partager et présenter leurs travaux. Celui ou celle qui remportera la mise gagnera, en l'espèce, 7500 euros. Les autres auront travaillé pour rien et n'auront que leurs yeux pour pleurer, jusqu'à une prochaine fois où ils pourront bien évidemment retenter leur chance.


On retrouve des pratiques similaires chez Cloudpeeps qui, aux Etats-Unis, permet aux entreprises de faire appel à des batteries de travailleurs freelance pour animer et développer les communautés d'une marque sur les réseaux sociaux.

On le voit, pour les entreprises, la multiplication de ces services est synonyme tout à la fois, de mobilité, d'agilité, de réactivité et, "last but not least", comme disent les anglophones, de substantielles économies.

Encore faut-il savoir frapper à la bonne porte et s'assurer de la qualité des prestations fournies, car au travers ces nouvelles pratiques de sous-traitance à l'autre bout du monde, et ces redéploiements de budgets marketing, c'est aussi et avant tout l'image de l'entreprise et de la marque elle-même qui est en jeu.