Les marques full digital plus rentables que les autres

Publié le par

Les entreprises ne doivent pas se contenter de faire du marketing digital. Elles doivent aller plus loin, transformer leur business model, impliquer les clients, fournisseurs et partenaires. En devenant "digirati", elles seront plus rentables que leurs concurrentes, soutient une étude de Capgemini.

Les marques full digital plus rentables que les autres

« Soyez une entreprise full digital. Vous serez meilleurs que vos concurrents ». C’est, en substance, le « conseil » de Capgemini Consulting aux chefs d’entreprise des plus grands groupes mondiaux dans son étude intitulée "The Digital Advantage" .

Le cabinet de consulting, cite à titre d’exemple, Nike ou Burberry parmi les meilleurs de la classe, ceux qu’il nomme les « digirati » par opposition aux « beginners » aux « fashonistas » ou aux « conservatives ». «Quand Angela Ahrendts est devenue CEO de Burberry en 2006, soulignait Patrick Ferraris, Vice-Président Technology, Transformation Global Leader de Capgemini, lors de la conférence d EBG sur Mobile Social et Big Data, elle a lancé un vaste chantier de transformation de l’entreprise. Points de vente, calls center, média sociaux, tous les canaux de vente ont été amenés à collaborer. De même, Nike personnalise ses produits, s'inspire des canaux digitaux pour leur design. Il se connecte non seulement à ses consommateurs mais aussi à ses fournisseurs, ses partenaires,...».

Tous ces enseignements sont tirés d’une étude menée par Capgemini Consulting et le MIT sur un échantillon de 400 entreprises mondiales. Celle-ci montre que les digirati sont plus profitables que leurs concurrentes (de 26%), qu’elles génèrent 9% de chiffre d’affaires supplémentaire par employé. On trouve plus de « Digirati » dans les secteurs de la high-tech (38%), de la banque (35%), de l’assurance (33%), de l’industrie du voyage (31%) et des télécoms (30%).

Dans cette étude Capgemini définit quatre types d'entreprises selon leur degré de maturité dans le digital.

  • Les digirati (pour digital et literati= éduqué)

Les digirati sont les best in class. Chacun à leur manière, Burberry et Nike ont transformé leur business model. Comme les autres digirati, elles ont investi plus que les autres dans la formation et la communication afin de faire partager leur vision dans le numérique. Elles ont adaptés leur gouvernance aux spécificités du numérique, développé des compétences internes dans ce domaine. Elles favorisent les relations entre les équipes métiers et les équipes technologiques. Et surtout elles savent mesurer le ROI de leurs investissements dans le digital.

  • Les fashionistas

Ces entreprises cèdent volontiers aux sirènes du digital en multipliant les sites web, les applications ou les outils d’écoute des réseaux sociaux. Elles misent parfois gros mais sans outils de monitoring et sans analyse. Elle ne savent pas mesurer l’impact réel de ces investissements sur leur business. Qui se reconnaitra dans ce portrait ? Les entreprises des Telecom et des services sont en tout cas classées dans cette catégorie dans l'étude.

  • Les conservatives 

Elles utilisent le digital prudemment, restent sur les anciens outils mais utilisent les quelques outils digitaux avec rigueur

  • Les beginners

Elles utilisent peu le digital et ne contrôlent pas leurs rares outils digitaux.

Pour en savoir plus sur l'étude "The Digital Advantage : How digital leaders outperform their peers in every industry" , cliquez ici.

Stan de Parcevaux (Orangina-Schweppes) : "Le digital représente 9 % de nos investissements"

Paysan Breton devient une marque nationale multiproduit