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Starbucks : le Retail version citoyen ou politique

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Starbucks : le Retail version citoyen ou politique

Enseigne déjà impressionnante pour sa qualité de construction de marque et sa cohérence d'application sur ses points de vente, Starbucks passe à la vitesse supérieure. L'opération "Let's Create Jobs" pose le débat de l'implication politique des marques.

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Christophe Protat  architecte d’intérieur, expert en Retail Design&Media et auteur d’un blog référent sur les nouveaux concepts, nous livre la deuxième chronique de Retail Labo


" Starbucks va lancer le 1er novembre une campagne citoyenne aux US : « Let’s create Jobs ». Howard Schultz, CEO, propose aux entreprises qui ne trouvent pas les bons profils de candidats et aux chômeurs (9,1 % des américains) d’ouvrir les portes de Starbucks pour trouver d’autres solutions face à la crise.  La fondation de la marque va verser 5 millions de dollars pour enclencher l’opération. La totalité des fonds seront versés à une association (Opportunity Finance Network) qui a pour mission d’aider des PME. Puis chaque donateur (minimum 5 $) recevra un bracelet gravé « indivisible » ; premier signe de reconnaissance d’une tribu solidaire et d’un futur réseau social…


S’agit il d’une Happy Attitude ou d’un engagement politique ?


Beaucoup de marques se sont lancées dans des démarches citoyennes, humanitaires ou communautaires, mais l‘interview de Howard Schultz sur ABC news montre bien la volonté de critiquer l’administration Obama « … Le problème est de savoir ce qui se passe à la Maison Blanche. Pourquoi le gouvernement ne propose aucune solution ?… » La nouveauté est bien là. La marque, riche de son aura, peut elle s’engager politiquement ? Va-t-elle faire bouger les lignes d’un système bloqué à l’heure ou le nombre des indignés grandit ? La marque, souvent sponsor des politiques, va- t- elle passer devant et prendre en main les destins de ses clients? On assiste à la naissance d’un mouvement passionnant dans le Retail, et dans notre société en général, pour les années à venir.

Christophe Protat