Le commerce de proximité fait aimer la ville

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Monoprix, en collaboration avec l'Institut CSA, a réalisé une étude portant sur les rapports qu'entretiennent les citadins avec le commerce de proximité. 91 % se déclarent satisfaits de vivre en ville grâce, notamment, à la facilité d'accès aux commerces multiformats.

Le commerce de proximité fait aimer la ville

L’étude Monoprix-CSA 1 donne un éclairage et vient remettre en cause quelques idées reçues sur les relations qu’entretiennent les citadins avec leur ville, comment ils perçoivent les commerces de centre-ville, la complémentarité entre les formats et leurs attentes pour demain.

Les sept enseignements principaux de l’étude :

  • Les citadins aiment de leur ville et le commerce de proximité y contribue majoritairement.
    91% des citadins déclarent aimer vivre en ville. Une satisfaction qui augmente avec la taille des villes, Paris détenant un record avec 75 % des Parisiens "tout à fait" satisfaits de vivre dans leur ville. Cet amour des citadins pour leur ville provient majoritairement de la facilité d’accès aux commerces. En effet, 45 % des citadins aiment leur ville pour la facilité d’accès aux commerces et aux transports.
  • Le commerce de proximité est perçu comme un moteur de développement économique et de lien social.
    Les citadins reconnaissent la dynamique économique et sociale qu’apportent les commerces en centre-ville. En effet, pour 57 % des personnes interrogées, le développement économique est le principal apport du commerce en ville et pour 42 %, il est davantage créateur de lien social. Ceci, loin devant les embouteillages (11 %), la sécurité (8 %), les nuisances sonores (5 %), etc.
  • Pour les achats alimentaires, la complémentarité multiformat et mutlicanal est appréciée.
    La majorité des citadins se rendent au moins une fois par mois dans quatre types de formats de commerces différents et complémentaires : le commerce de détail (boulanger, boucher, fromager…), le supermarché de quartier, le marché ou l’hypermarché de périphérie. Les deux tiers réalisent au moins une visite par semaine chez un commerçant de détail, la moitié dans un supermarché de quartier et 45 % sur un marché. À noter également que 4 % des citadins effectuent chaque semaine leurs courses alimentaires en ligne et 8 % au moins une fois par mois. Pour près de deux acheteurs sur trois, les courses par Internet sont complémentaires avec celles réalisées en magasin. Par ailleurs, il est intéressant de constater que la majorité (56 %) juge important qu’un supermarché soit en mesure d’offrir un service de commande en ligne avec retrait en magasin.
  • Les commerces de proximité sont associés à des moments de plaisir.
    Les citadins prennent plus de plaisir à se rendre dans les petits commerces de proximité ou sur Internet. En effet, le marché, le commerçant de quartier, le petit commerçant, les courses par Internet et les supermarchés de quartier sont associés à des moments de plaisir, contrairement aux hypermarchés et aux hard discounters, qui sont davantage perçus comme des contraintes. En effet, 48 % des citadins vont davantage dans leur supermarché de quartier par plaisir que par contrainte (42 %).
  • Proximité géographique et rapport qualité-prix sont prioritaires.
    Lorsqu'on interroge les personnes se rendant dans les supermarchés de quartier (76 % de l’échantillon), la proximité géographique et le rapport qualité-prix constitue une priorité pour respectivement 66 % et 62 % d’entre eux. Viennent ensuite des critères jugés plus importants que prioritaires, comme les horaires d’ouverture larges, la qualité de la relation avec le personnel et la diversité de l’offre (alimentaire et non-alimentaire), des critères importants pour respectivement 32 %, 42 % et 38 % des interrogés.
  • Les nouvelles tendances et les services sont importants, surtout pour les 18-24 ans.
    Pour 58 % des personnes interrogées, il est plutôt intéressant, voire très intéressant, de faire davantage évoluer les produits en fonction des nouvelles tendances. Offrir plusieurs services en même temps constitue également une évolution du commerce que les citadins trouvent intéressante, pour 49 % d’entre eux. À noter que plus de 60 % des 18-24 ans expriment un intérêt particulier à l’égard de ces deux évolutions.
  • Pour demain, les citadins appellent à plus d’engagement en faveur d’un commerce citoyen.
    L’engagement avec les producteurs locaux est, pour les citadins, l’élément numéro 1 à développer demain. En effet, cela est prioritaire pour 55 % d’entre eux. Par ailleurs, afficher le mieux possible l’impact environnemental de chaque produit arrive en 2e position, avec 38 % des citadins favorable à ce type d’affichage.

Méthodologie : L’étude Monoprix-CSA a été réalisée auprès de 1 010 personnes de 18 ans et plus, habitant dans des communes de 50 000 habitants et plus, et qui ont été interrogées par téléphone du 11 au 16 juin 2012.