Recherche

CBS Outdoor : Decaux et Clear Channel en retrait, les fonds restent en course

Publié par le - mis à jour à
Un panneau CBS Outdoor, leader sur le Grand Londres
© DR
Un panneau CBS Outdoor, leader sur le Grand Londres

JC Decaux et Clear Channel ne souhaitent plus racheter l'ensemble des activités européennes de CBS Outdoor, mais restent aux aguets en cas de revente par appartements de l'afficheur.

  • Imprimer

Les activités européennes et asiatiques de CBS Outdoor n'intéressent plus les frères ennemis de l'affichage, JC Decaux et Clear Channel, respectivement numéros un et deux du secteur, réputés s'être retirés du processus de reprise de leur challenger...

La firme reste toutefois convoitée par un quintette de fonds d'investissement américains et britanniques, la vente devant être finalisée d'ici à l'automne pour un montant compris entre 200 et 300 millions d'euros.

Pour le Financial Times, qui rapporte cette information, c'est la possibilité d'une intervention des autorités européennes en cas de rachat par l'un des leaders qui aurait freiné leurs ardeurs. Déjà très puissants sur les marchés français et britanniques, ils auraient pu s'y retrouver en position trop hégémonique au goût des régulateurs anti-monopoles. Pour autant, ils demeurent l'un et l'autre attentifs à la suite des opérations, le prochain propriétaire de CBS Outdoor étant toujours susceptible de céder une partie de ses activités. Jean-François Decaux lui-même, dans une interview accordée au quotidien londonien en début d'année, avait évoqué cette hypothèse de reprise partielle sur fond de surcapacité des espaces d'affichage en Europe.

CBS Outdoor est d'ailleurs considéré comme une proie de choix, notamment pour sa présence à Londres, où il est le partenaire des réseaux de bus et de de métro (renégociable en 2015) et dispose d'un important parc installé de panneaux à affichage numérique. Pour mémoire, la maison-mère de CBS Outdoor, CBS, est engagée dans un processus plus large de cession d'actifs dans l'affichage évalué à quelque 4 milliards de dollars.

Hugues Serraf