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Quand les cadres subissent les nouveaux outils communicants

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Harris Interactive vient de réaliser une étude pour Courrier Cadres portant sur la perception par les cadres des nouveaux outils de communication en dehors des heures de travail habituelles.

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Le sondage, réalisé en ligne par Harris Interactive sur son access panel, entre le 29 juillet et le 9 septembre 2009, auprès d'un échantillon de 5000 personnes représentatives de la population française, âgées de 15 ans et plus (644 cadres répondants), avait pour objectif de répondre aux questions suivantes : quel est le degré de disponibilité des cadres en dehors des heures de travail habituelles et leur perception des outils fixes et mobiles dans ce contexte.

Si l'ordinateur fixe et le téléphone mobile connecté 3G/GPRS sont les outils communicants les plus fréquemment utilisés à des fins professionnelles en dehors des heures de travail habituelles, c'est plus précisément le téléphone mobile avec accès data qui apparaît comme le plus utilisé (50% des interviewés l'utilisant à des fins professionnelles en dehors des heures de travail habituelles déclarent l'utiliser en permanence). L'ordinateur suit d'assez près, devant l'ordinateur portable connecté 3G/GPRS. Le téléphone fixe et à domicile et l'ordinateur portable non connecté 3G/GPRS sont utilisés de façon plus occasionnelle, environ un cadre sur deux déclarant les utiliser de manière exceptionnelle.

Le souhait de disposer du droit de se déconnecter, de ne pas nécessairement être disponible en permanence, sont des points communs à la quasi-totalité des cadres interrogés. 78% d'entre eux sont en effet "tout à fait" ou "assez d'accord" pour dire que celui qui possède ce type d'outils de communication doit avoir le droit de se déconnecter. Être joignable en permanence est une cause de stress pour les cadres : 68% sont "tout à fait" ou "assez d'accord" sur ce point. Avec des conséquences logiques sur la vie personnelle : 61% des cadres sont "tout à fait" ou "assez d'accord "pour dire qu'utiliser ces outils en dehors des heures de travail habituelles a un impact négatif sur la vie privée.

Conscients de la généralisation de cette tendance pour plus de disponibilité, les cadres ne l'encouragent pas pour autant. Seul un sur deux trouve normal de rester joignable à tout moment, ou est d'accord pour dire qu'il est normal qu'une entreprise impose à ses cadres d'être disponibles en cas d'urgence. Et les cadres les plus jeunes, a priori les plus réceptifs aux les nouveaux modes de communication, sont aussi les plus réfractaires à l'usage professionnel de ces outils dans le cadre privé ! En fait, la disponibilité est une cause de stress acceptable si le cadre peut en rester maître. À signaler qu'aucun consensus ne se dégage sur l'éventuelle compensation financière des contraintes subies et du stress engendré.

Quant à l'outil communiquant qui engendre le plus d'adhésion comme étant le moins perturbant, il s'agit du Smartphone.