Le social e-mail marketing, un outil d'avenir ?

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Si l'e-mail continue de faire ses preuves, le social marketing, de son côté, progresse. Quant à la combinaison des deux modes de communication, elle reste très peu à l'ordre du jour.

Le on line ne manque pas d’attrait. La dernière étude* réalisée par eCircle (éditeur de solution d’e-mailing), en collaboration avec Mediacom Science et GMI, confirme cette tendance. Elle décortique également les usages des entreprises et les attentes des consommateurs.

L’étude se penche sur une nouvelle tendance : le social e-mail marketing. Combinant e-mail et social media, cette dernière semble relativement connue des annonceurs. 75 % des répondants indiquent savoir comment la déployer. Dans les faits, seuls 30 % mettent leurs connaissances en pratique. Le social e-mail marketing doit donc encore trouver sa place avant de gagner en précision et en pertinence alors que, séparément, le social media et à fortiori l’e-mail fonctionne plutôt bien.

En tête des enseignements de ce panorama européen, la place de “chouchou” du canal mail se confirme. 57 % des annonceurs le manient à l’envie. Les Français en sont d’ailleurs friands (58 %) contrairement aux Italiens qui le délaissent (48 %).
Promotion de nouveaux produits, augmentation de la notoriété de la marque, accroissement du taux de fidélisation sont autant d’objectifs assignés aux e-mailing. En revanche, la viralité reste encore marginalement visée.

En ce qui concerne la forme prise par les e-mailing, l’étude révèle que l’envoi de newsletters directement à sa base de données fait figure d’action privilégiée des entreprises européennes. Trois marketeurs sur quatre optent pour cette solution. En parallèle, 64 % penchent pour l’e-mail transactionnel et 61 % pour les e-mails segmentés. Ces choix sont mûrement réfléchis puisque les décisionnaires gardent à l’esprit que l’efficacité d’une campagne e-mailing implique de nombreuses ressources.

Une multiplicité d’objectifs
Il ne fait nul doute que le mail est parfaitement intégré aux stratégies marketing. Pour autant, les annonceurs ne restent pas indifférents aux autres canaux. Ainsi, près d’une entreprise sur deux s’offre des bannières publicitaires et implique du social media. Tout comme l’e-mailing, les outils interactifs visent prioritairement à promouvoir de nouveaux produits, augmenter la notoriété de la marque et accroître le taux de fidélisation. Mais pour l’heure, aucun objectif ne sort du lot. D’après les auteurs de l’étude, cet état de fait laisse penser que les entreprises sont encore en phase d’expérimentation du social media. De fait, leurs initiatives sont encore peu ciblées et les buts à atteindre demeurent flous et multiples.

L’attrait pour la nouveauté profite, en toute vraisemblance à Facebook, Twitter, Google +, etc. Le Royaume-Unis, l’Espagne et les Pays-Bas, en tête, se fient au social media et teste son potentiel. Les fan pages sont d’ailleurs particulièrement appréciées par les entreprises européennes.

À noter que la question de la perception par les internautes de ces nouveaux outils reste, pour l’heure, peu présente à l’esprit des annonceurs. Dommage puisque, selon cette enquête, près de 40 % des personnes trouvent la publicité sur les réseaux sociaux dérangeante et seulement un tiers d’entre eux la trouve informative.

Méthodologie :
L’étude « Panorama européen du social media et de l’e-mail » est une enquête en ligne réalisée par GMI pour le compte de Mediacom Science, auprès de 607 représentants internet en Allemagne, Italie, France, Espagne et Pays-Bas. Elle a été conduite entre fin novembre et fin janvier.